Situation d’urgence : Les communicateurs à l’école de la gestion de l’information PDF Print E-mail
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By Mireille Fouda Effa   
Wednesday, 13 July 2011 10:13

Savoir communiquer lors des événements extraordinaires demande de maitriser les moyens d’information afin de bien faire passer le message. Entre le point de presse, la déclaration, la conférence de presse, le communiqué de presse, l’interview et la conférence publique, il faut bien analyser la situation avant d’opérer un choix. Le tout étant d’interagir avec les médias et prévenir une mise en cause par l’opinion.

C’est ce qui ressort de cinq jours de l’atelier international sur la communication en situation d’urgence destine aux charges de relations publiques. L’événement organise par la ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Protection Civile (OIPC) s’est tenu du 4 au 8 juillet 2011 au monastère des Bénédictins du Mont Febe de Yaoundé au Cameroun.

 

Le combat contre les catastrophes, s’il n’est pas gagné dans les cœurs, il ne le sera pas non plus sur le terrain souligne le directeur de la protection civile au Cameroun pour justifier la tenue de cet atelier. Jean-Pierre Nana argue que « dans la gestion des catastrophes, le commun du mortel recherche l’information catastrophique. Or lorsque l’information est articulée autour de la prévention, de la préparation, de l’intervention et de la réhabilitation, la population est bien informée sur l’événement et sait vers qui se diriger. Et comme l’information est une profession, nous pensons qu’on ne peut communiquer sans être formé encore plus en situation d’urgence. Communiquer dans cette situation demande des aptitudes particulières ».

 

La communication institutionnelle à revoir

 

Et comme le besoin de communiquer est devenu aujourd’hui incontournable dans la société, l’expert en communication Atou diaw en chargé de cette formation précise que dans ces cas, « il ne s’agit pas seulement de communiquer mais de bien communiquer sinon le contraire vous donne une conséquence terrible. Et si vous ne communiquez pas, vous laissez le champ à la rumeur ».

 

Il recommande par ailleurs de donner l’information a la presse de manière échelonnée, avant, pendant et post crise.

 

L’opacité des informations au sein de l’administration publique camerounaise a été particulièrement fustigé durant cette formation. Ce qui a emmèné Papa Atou Diaw à reconnaitre que le Cameroun n’est pas une spécificité dans le genre. « La peur de diffuser les informations dans les administrations publiques est une réalité africaine », ajoute t-il. Et de recommander a celle-ci « de développer une communication agressive en vue de changer le comportement des populations, d’aller vers les medias prôner la transparence en toute action, donner l’information vraie car quel que soit le travail qu’on effectue, si les medias ne parlent pas de vous, vous n’existez pas. Tranche t-il. »

 

Les participants comblés

 

Le son de cloche semble avoir été bien entendu de ce côté. A la préfecture du Mfoundi par exemple, le premier adjoint préfectoral, Christian Ateba, participant a l’atelier rassure que dans l’avenir, la communication au sein de son administration se verra améliorée. Avant dans notre manière de communiquer en situation de crise, confie-t-il, « j’avais l’habitude de tenir à ma hiérarchie un compte-rendu de la situation sur le terrain sans plus. Au sortir de cette formation qui me satisfait, je peux maintenant oser lui proposer d’organiser une conférence de presse ou de faire une déclaration selon la situation, pour informer les populations ».

 

Les autres bénéficiaires de cette formation viennent des medias, des organismes internationaux et des organisations non gouvernementales. Elema Fondufe Fulem est en charge de la communication au Haut commissariat des Nations unies pour les refugies. Elle témoigne qu’au sortir de cette formation en situation de crise, elle « sait désormais quelles attitudes adopter si un média publie une information erronée ou nuisible a l’organisation pour laquelle je travaille. Je l’ai découvert au cours de cette formation, J’ai aussi appris comment faire des medias nos partenaires et surtout leur importance dans la visibilité de nos activités auprès des populations. Nous avions l’habitude de travailler uniquement la communication interne au détriment de la communication externe. J’avoue aussi avoir amélioré mes connaissances dans la rédaction d’un communique de presse ».

 

Apres cinq jours de cours théorique et pratique, Jean-Charles Dedo, formateur et expert à l’OIPC a dit « espéré que les participants venus du Congo, du Maroc, du Sénégal, de la Suisse et du Cameroun pourront développer leur relations publiques dans leurs organisations et administrations respectives. Car c’est sur vous que repose l’information aux medias et aux populations. »

Comments (2)
  • Kharaillah Georgette  - rectif
    Salut mireille, un petit rectificatif: M. ATEBA Christian est troisième adjoint
    au Préfet du Mfoundi et non Premier adjoint.

    Bonne journée!
  • Lieutenant Adam Christian MALE  - Réaction suite à l'article publié par Mimy
    Je réagi positivement à cette publication,car en tant que participant dudit
    séminaire parce qu'elle permettra à un plus grand nombre de personne chargée des
    mission de presse d'être édifiée et de chercher mieux comprendre et connaitre le
    thème ci déçus évoqué.

    Merci pour MIMY car c'est ça aussi communiquer.

    Gros bisou et bye bye.
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Last Updated on Thursday, 14 July 2011 22:36
 
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