Affaire Bibi Ngota: En attendant les résultats de l’enquête PDF Print E-mail
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By Francis Sabikanda   
Wednesday, 05 May 2010 18:56

Depuis la mort de Germain Cyrille Ngota Ngota alias Bibi Ngota, dans la nuit du 21 au 22 avril 2010 à la prison centrale de Yaoundé, les spéculations vont bon train sur les causes de son décès. Et ce ne serait pas exagérer de dire que depuis lors, la meute des chiens a été lâchée.

Plusieurs personnes se sont autoproclamées juges et ont tôt fait de donner la sentence. Certains n’hésitent pas à parler d’« assassinat politique », comme si Bibi Ngota était un homme politique qui représentait un véritable danger pour le pouvoir et qu’il fallait à tout prix abattre.

 

Le Ministre de la communication monté au créneau pour calmer le jeu et essayer de replacer les conditions de détention de Bibi Ngota dans leur véritable contexte, est alors pris à partie par l’ensemble de la presse.

 

Ici, aucun argument ne peut faire changer d’avis ceux qui ont déjà leurs idées arrêtées. « Bibi Ngota a été condamné pour délit de presse ». « Assassinat politique de Bibi Ngota: Issa Tchiroma manipule la presse et l’opinion ». « Issa Tchiroma est l’avocat du diable » sont autant de titres qu’on a pu lire.

 

La communauté internationale est alertée et bon nombre de chancelleries occidentales s’en mêlent et demandent la dépénalisation des délits de presse au Cameroun.

 

Sur la toile, « les camerounais vrais amis du Cameroun » mais qui ne payent aucun impôt dans leur patrie chérie et qui se disent persécutés s’en donnent à cœur joie et ne manquent pas de qualifier le Cameroun de «République des vampires », mettant sur le dos de l’Etat par exemple la responsabilité des accidents enregistrés sur les axes routiers ou encore les morts enregistrées lors des catastrophes naturelles. D’autres vont plus loin et pensent que « Paul Biya est le diable sur la mort du journaliste Bibi Ngota ».

 

Question cependant. Comment parler de bâillonnement de la presse, lorsque tant de titres sont disponibles dans nos kiosques? Et que les professionnels eux-mêmes parlent de non respect de la déontologie chez certains de leurs « confrères », regrettant que le métier soit ouvert au tout venant.

 

Le Mincom dans l’une de ses sorties rappelait pour illustrer cette « bonne forme » de la presse et sa liberté, qu’il existe au Cameroun, pas moins d’un demi millier de titres en kiosque, plus d’une centaine de chaines de radio et plus d’une dizaine de télévisions. Pour ce qui est des publications sur Internet, c’est impossible de les dénombrer.

 

Il précise cependant qu’on compte sur les doigts d’une main les publications qui sont en règles vis –à-vis de l’Etat. Si avec tout cela, on continue encore de parler de l’absence de la liberté de la presse au Cameroun, ce serait faire preuve d’une myopie intellectuelle et de mauvaise foi.

 

Et ceux qui réclament à cor et à cri la vérité sur cette affaire, devraient plutôt se souvenir que le chef de l’Etat lui-même a instruit une enquête, et attendre les conclusions de cette enquête.
 

Comments (2)
  • Anonymous
    quelles sont ces manières de prendre position vs critiques vos confrère ou est
    la confraternité

  • jean bivina
    cette histoire ne sera jamais illucidé étant donné que la source du problème
    concerne un membre influent du gouvernement. Prions Dieu pour qu'il veille sur
    nous les faibles.

    Repose en paix BIBI
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