Internet : les entreprises évaluent les manques à gagner des dernières perturbations PDF Print E-mail
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By Dourlaye   
Wednesday, 21 October 2009 19:48

Les pertes les plus importantes sont enregistrées par les cybercafés. Ils ont du fermer boutique pendant une semaine.

Dans la plupart des cybercafés des villes de la région du Centre, du Sud, de l’Est et une bonne partie du Septentrion, les clients inconditionnels ont été dans l'impossibilité d'avoir accès aux différents services d'Internet. " Nous ne pouvions pas travailler. Sans Internet, l'appel téléphonique ou le fax à l'étranger, nous n'avions plus de services à proposer aux clients. Il ne nous restait plus qu'à fermer", indique une jeune femme employée dans un cybercafé à Yaoundé.
Chaque fois que les internautes tentait d'ouvrir une page web, ils butaient sur le même message : Impossible d'afficher cette page, renchérit Olivier Monkam, un autre exploitant de cybercafé. Dans la capitale politique camerounaise, la quasi-totalité des cybercafés ont momentanément fermé leurs portes pour ne réouvrir que 05 jours plus tard."Tout était vide ici. C'était le chômage technique. Nous perdions ainsi entre 35.000 FCFA et 40.000 FCFA par jour", déplore Max, gérant de cybercafé. Ce qui au total un manque à gager oscillant entre 175 mille et 200 mille francs. Une perte énorme pour une PME.
Les grandes sociétés ont également souffert de la mise hors connexion du réseau Internet au Cameroun. "Nous ne pouvions plus contrôler et suivre nos actions hors des bureaux", confie KAKAM, directeur des Opérations dans une société à Yaoundé, qui a des agences à travers le territoire national.

 

Parmi les victimes de cette situation, il y avait aussi les journaux en ligne, les tabloïds et les structures financières en charge du transfert d'argent. La majorité des journaux On-line n’ont pas été mis à jour et les quotidiens ont été sevrés d'articles de leurs correspondants respectifs à travers le territoire national.
Selon un communiqué rendu public par la Cameroon Telecommunications (CAMTEL), l'entreprise parapublique en charge de l'exploitation des télécommunications au Cameroun, la disparition de la connexion a été constatée par ses services techniques lundi 12 octobre dernier vers 13h. Selon un communiqué de COTCO (Cameroon Oil Transportation Company) rendu public mercredi 14 octobre, c’est l’éboulement d’une colline située non loin de l’emprise foncière du pipeline Tchad/Cameroun au lieu dit Mbig liki qui est la cause de cet incident.
Des perturbations analogues étaient survenues au mois de mai dernier. Les responsables de la CAMTEL avaient justifié cette situation par d’importants travaux sur son réseau dans le but d’augmenter sa capacité de production. De nombreux experts avaient attribué cette déconnexion à un incident survenu sur un terminal de la fibre optique à Bonaberi, causé au cours de la réalisation des travaux par une entreprise de la place. En novembre 2007 aussi, une défaillance technique du câble sous marin Sat3 survenue au point d’atterrissage de la fibre optique en haute mer à une quarantaine de kilomètres de Douala avait privé le Cameroun sept jours durant d’Internet.

 

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Last Updated on Wednesday, 21 October 2009 20:03
 
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