Concert : Hugo Nyame illumine Yaoundé PDF Print E-mail
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By Christian SHALAI   
Wednesday, 10 February 2010 09:44

Il était l’invité prestige de la première édition du festival culturel dénommée Biyem-Assi Festi 2009 le week end dernier.

 


L’attente a été longue certes mais l’essentiel a été sauf. Malgré une certaine information qui laissait croire quelques jours avant que Hugo Nyame était dans une série de spectacle du côté de l’Espagne, les populations du quartier Biyem-Assi, située dans l’arrondissement de Yaoundé VI ont quand même répondus présents à cette 1ère édition du festival culturel dénommée Biyem-Assi Festi 2009.


Une foule qui a du attendre trois bonnes heures, à la merci du froid vespéral de ce stade de Biyem-assi, le samedi 06 février 2010. Ceux des groupies qui se sont donnés cette peine d’attendre la star n’ont au bout du compte pas eu tort car l’homme fort du « mini mini », comme on l’a surnommé était bel et bien là. Pendant plus de quarante cinq minutes d'horloge, Hugo Nyamè a baladé un public euphorique, enthousiaste dans le sillage de quelques titres phares qui composent l'album Pardon madame, sorti en février 2009 des écuries d'Altus production.


Dans un concert plutôt play-back comme on en voit rarement, l’artiste a une fois encore renoué son contrat de fidélité avec un public qui ne s'est pas ennuyé de la soirée. Par des standings ovation, des cris stridents, des pas de danses semblables à ceux de la star, les populations ont contribué au rayonnement de ce concert qui affichait deux jours avant une forte odeur d’impréparation. Comme pour dire que la communion entre Hugo et son public était totale et le spectacle hallucinant. En un mot, à Biyem-Assi, Hugo s’est senti chez lui.
 

C’est aux environs de vingt deux heures trente que la star fait son entrée dans ce stade transformé pour l’occasion en un Madison square à la camerounaise. Dans une chemise « prêt du corps » de couleur rouge, d’un pantalon moulant et des lunettes de soleil noires bien ajustées, tennis blancs aux pieds, Hugo sort de son 4/4 sous la chaleur des applaudissements du public qui n’a désormais d’yeux que pour lui.


Enchaînant des chansons devenues des références en matière de makossa au Cameroun, Hugo a créée un tollé infernal. Tel un hymne, les refrains de Lombo, Moyo et Nyango, sont repris en chœur par plusieurs fans. Hugo chante, le public l’accompagne en dansant ou en admirant les coups de reins magiques des voluptueuses danseuses qui tentent des pauses osées. Et c’est tant mieux pour le spectacle.


Cette chaleur gagnera en intensité lorsque le titre phare, pardon madame est entonné. Le public jusque là contenu, se déchaîne. Tout le monde est debout. Le « farotage » s’en suit. Chacun veut féliciter par des billets de banque l’artiste pour avoir eu l’ingénieuse inspiration d’écrire cette mythique chanson autant dansée qu’écoutée. On fredonne tous en chœur, « Pardon madame, pardon madame ééé ouvre moi la porte o éé » « Au feu les pompiers ! La maison se brûle, aux feux les pompiers ! La maison se brûle. Ce n'est pas moi qui l'ai brûlé oo. C'est mon petit frère »


Foire


Quelques minutes avant la montée sur scène de Hugo, le là de la soirée a été donné par un autre jeune artiste nommé Alain Chris. Ce dernier, faroteur devant Dieu et devant les hommes a lancé tour à tour ses lunettes de soleil, sa montre, son collier et bien entendu des espèces sonnantes et trébuchantes dans la foule.


Malgré les caprices de la sonorisation, Alain Chris, fidèle à son coupé décalé, a émerveillé les spectateurs avec des pas de danses dont lui seul en a le secret. Une démonstration qui lui a valu des salves d’applaudissements et la totale admiration de Maraban, promoteur de Biyem-Assi festi.


Pour ce dernier, l’organisation de ce festival est parti du constat selon lequel Biyem-Assi est l’un des quartiers les plus populaires de Yaoundé. Cet événement innovant répond à cet effet à une préoccupation du gouvernement qui est celle de « fédérer et donner aux différentes cultures du Cameroun leur véritable pesant d’or grâce à une plate forme d’échange et de partage ».


Fort à propos, la suite du festival prévoit le wek-end prochain des soirées hommage aux cultures « Sawa », « Beti » et « Bamiléké ». Outre le volet festif, 80 stands aménagés permettent aux artisans, aux commerçants, aux promoteurs de produits cosmétiques et alimentaires de promouvoir leurs produits tout au long des 16 jours que va durer l’événement. Le festival referme ses portes le 20 février 2010.

 

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