Droits d’auteurs: Les usagers continuent de bouder la Socam PDF Print E-mail
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By Carole Prudence Tientcheu   
Wednesday, 10 November 2010 12:42

Pour sa 5e répartition, à peine 62 millions de francs Cfa ont été mis à la disposition des artistes musiciens.


Depuis 2008 et pour la 5ème répartition de son histoire, la Société civile camerounaise de l'art musicale (Socam) n’a pas pu faire mieux que 61.934.250 Fcfa. Soit près 53 000 000 Fcfa pour les droits d’exécution publique, à repartir à 1203 artistes et 8 980 466 Fcfa pour les droits voisins, à partager à 465 artistes. Les montants à percevoir varient entre 5000Fcfa et 500 000 Fcfa pour les droits d’exécution publique et entre 17 800Fcfa et 20 400 Fcfa pour les droits voisins.


On le voit l’on n’est encore loin par exemple des 121 000 000 Fcfa montant reparti en décembre 2007 pour les seuls droits d’exécution publique à environ 350 artistes.


Au nombre des usagers qui se sont acquittés de leurs droits, à en croire le directeur général de la Socam Aaron Kadelog, par ailleurs responsable de la commission de la répartition technique, la Crtv a contribué à hauteur de 68 millions de Cfa. La somme de 19 740 000F, a été versée par les Brasseries du Cameroun, pour le compte des propriétaires des débits de boissons. Après retrait des 30% destinés au fonctionnement de la Socam, le montant de 61 234 250F à été mis à répartition.


Quid des autres usagers à l’instar des sociétés de téléphonie mobile grande consommatrices de musique par exemple ? Aaron Kadelog estime qu’il n’est pas nécessaire de parler des sociétés qui ne se sont pas acquittées de cette redevance. La raison, « nous sommes en pourparlers aves eux. Si on cite les contemporains ils pourraient se braquer », explique le Dg.


Néanmoins, il ne manque pas de regretter le comportement de la société de téléphonie mobile Mtn, pour qui, en l’état actuel de l’affaire Cmc contre le ministère de la Culture et la Socam, elle ne sait « qui de la Socam ou de la Cmc, doit percevoir ses versements ».


Mise en branle pour le compte des répartitions des mois d’octobre, novembre et décembre 2009, il a fallu attendre un peu plus d’un an, pour que les artistes perçoivent à nouveau leur argent. Le Directeur général de la Socam Aron Kadelog, avance comme raisons, le traitement des données.


« Entre le moment où l’œuvre est diffusée et la collecte de toutes les informations, il y a toujours un décalage d’au moins six mois. Il y a des sociétés qui répartissent après dix ans. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on parle de salaires différés » précise t-il.
 

Comments (2)
  • oscar  - Tout vient à point pour sait attendre
    Toutes ces sommes seront reversées à la SOCAM avec un rappel conséquent. Les
    artistes pourront alors mieux vivre.
  • michel ange nga
    salut

    je suis journaliste. depuis trois ans je travaille pour l'hebdomadaire Repères.
    et depuis cette année je dirige le desk culture de ce journal. si je vous écris
    c'est parce que j'ai remarqué la qualité de vos textes. je vous propose
    d'ailleurs mes services car j'ambitionne, en plus de la presse écrite que j'aime
    beaucoup, de faire l'expérience du cyberjournalisme.

    confraternellement.
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