Rapport : les Microfinances responsables de la pauvreté au Cameroun PDF Print E-mail
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By dourlaye   
Wednesday, 30 December 2009 13:16

Une étude d’une ONG sous forme de plaidoyer explique que le taux d’intérêt débiteur usuraire pratiqué dans les Etablissement de Microfinance (EMF) au Cameroun est une menace au développement de la population.

 

 

Le rapport qu’a commis L’ONG ADEM (Appui au Développement et aux Marginalisés) met à nu les pratiques qui ont cours dans ces structures que certains économistes ont nommés au départ la « banque des pauvres ».
Pour Robert Demanou, coordonnateur national de l’ADEM, ces EMF sont animés par « un souci de rentabilité et une ambition de remplir les poches le plus rapidement possible au détriment de l’assistance effective aux populations pauvres.».


Si l’objectif premier de la microfinance est de faciliter aux populations défavorisées l’accès aux services financiers tels les crédits, l’épargne, la microassurrance, etc., au Cameroun c’est vraiment le contraire. Cet objectif a cédé la place à un tableau très controversé de la microfinance camerounaise.


Selon l’ADEM, Il s’agit là immanquablement de « l’orientation business » à laquelle 80% de ces Etablissements ont souscrit. Et c’est la logique de marché qui prévaut. L’option de lutte contre la pauvreté est donc ainsi relégué au second plan.


Le taux d’intérêt actuel dans les EMF oscille entre 3% et 10%. Et ledit rapport de s’interroger « comment concevoir qu’on prête plus cher au pauvre qu’au riche ? » Ce taux se trouve être au dessus du taux fixé par le système bancaire camerounais estime Robert Demanou. La conséquence immédiate est qu’il ne permet pas de créer la richesse mais la pauvreté.


Les griefs que l’ADEM porte à l’endroit des EMF sont nombreux. Pour elle, ces Etablissements sont tout simplement « un instrument au service du capitalisme » et une épine au pied de l’agriculture.


Ce qui était pressentit comme alternative aux exclus du système bancaire classique font face ainsi à un rouleau compresseur piloté par ces « arnaqueurs des populations pauvres ». Les méthodes dites d’amortissement sont trompeuses. Le manque de transparence dans la détermination des taux d’intérêt débiteurs touche 98% des EMF.


L’ADEM dans ce dysfonctionnement croit savoir trouver ceux à qui incombe la faute : la Banque des Etat de l’Afrique Centrale (BEAC) qui aurait omis de définir pour la microfinance les bornes du taux d’intérêts débiteurs, la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) qui n’a pas instauré un plafonnement dudit taux alors qu’elle a mis sur pied un cadre réglementaire de la microfinance en zone CEMAC, l’Etat à travers le ministère des finance n’a pris aucune mesure pour protéger les populations face à la hausse croissante du niveau du taux d’intérêts débiteurs en microfinance.


ADEM recommande donc la transparence au niveau du calcul du taux d’intérêts débiteurs, leur plafonnement et la subvention par l’Etat de ces taux.

 

 

 

 

Comments (2)
  • Ashta  - Something is better than nothing
    I think the observations lose some perspective. The authors of the above press
    release need to at least take a basic course in microfinance.



    Microfinance permits poor people to get credit when they were getting none.



    The rates of interest are higher than commercial banks because the small
    transaction size has to accomodate transaction costs.



    The rates of interest are lower than those of usury lenders.



    Therefore, microfinance is a step in the right direction. Perhaps a small step.
    Much more needs to be done.



    Development loans from the State have been tried and found that people don't pay
    them back.



    Most Microfinance organizations of the NGO type are subsidized by donor funds.
    So even the "high" interest rate is after counting for subsidies.



    But even donors want the MFI to break even. Also the MFIs which are for-profit
    also need to break even. It is only if...
  • Jean  - profit or not
    Thank you Ashta, i agree, but you can not leave aside that some MFI's tried to
    make profit by this loans.
    They want to makes that poor people becoming some classic client, and then,
    making business with them.

    State has to make sure the MFI's which operate in his contry target the
    developpment of people's skills and not their own profits.

    Moreover, you can not only lend money, you have to bring support and the MFI's
    which aims to bring their clients to safety has to provide that support.
    You can bring a man through school but you can not make him think.

    Lending Money is a huge responsability and the balance is small between
    impevorishment and developpement.
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