Les pays multiplient les déclarations. Certains s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. D'autres hésitent. Les espoirs des écologistes de parvenir à un accord concret s'envolent. Les Etats-Unis proposent de signer un accord même s'il est imparfait. Des militants d'Ong manifestent leurs mécontentements. Certains sont arrêtés. Lire le film de cette folle journée historique qui déterminera l'avenir de notre planète.
14H26 - DES "PROGRES". Les discussions entre le président américain Barack Obama et le Premier ministre chinois Wen Jiabao ont permis d'enregistrer des "progrès", vient de déclarer un responsable américain. Chine et Etats-Unis sont les deux plus gros pollueurs au monde et leur opposition a marqué le sommet jusqu'à présent.
14H10 - Un chemin "long et difficile" juge la Russie. "Nous avons clairement sous-estimé les difficultés qui se posent à nous pour atteindre un accord - pas même un accord juridiquement contraignant - mais pour préparer une déclaration générale", a dit le président Dmitri Medvedev. "Vu comment se déroulent les discussions dans cette salle et en comités restreints, on a encore un long et difficile chemin devant nous".
14H08 - Le Brésil prêt à un "sacrifice". C'est son président Luiz Inacio Lula da Silva qui le dit. Concrètement: "C'est quelque chose que je n'ai jamais dit dans mon pays, ni à mon peuple, ni devant mon Parlement, ni même à mon équipe ici: mais s'il est nécessaire de faire un sacrifice, le Brésil est disposé à mettre de l'argent sur la table pour venir en aide aux autres pays". Et l'ancien syndicaliste de poursuivre: "nous sommes restés pendant un siècle sans croissance pendant que d'autres prospéraient. Nous avons encore des pauvres, la Chine, l'Inde ont encore des pauvres. Mais ce que nous voulons c'est travailler ensemble, riches et pauvres, et sortir d'ici avec fierté".
14H05 - Piquant. Un petit sapin de Noël orné de boules de carton égaye l'entrée de la cafétéria du Bella Center. On y trouve des messages écolos et des "Joyeux Noël" dans toutes langues. "Paix sur terre!", "Ne coupez pas de sapins pour Noël!". Et celui-ci? Sera-t-il replanté après le sommet?.
14H01 - Deuil. Une quinzaine d'écologistes, en majorité des femmes, se font raser la tête en silence devant le Bella Center. Sur le sol enneigé, de longues mèches de cheveux: "Copenhague a brisé mes espoirs", "Je suis sans voix devant vos fausses solutions", "Une honte pour le climat", peut-on lire sur des pancartes13H45 – Sagesse japonaise. Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama appelle à un accord politique "robuste" même s'il n'est "pas nécessairement parfait". Le japon a l'un des engagements les plus ambitieux en voulant diminuer de 25% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.
13H22 - L'INDE APPELLE A PROLONGER EN 2010 - Le Premier ministre Manmohan Singh vient de demander de prolonger les négociations en 2010, jugeant que le sommet pourrait s'avérer insuffisant pour arriver à un accord. L'Inde, géant émergent, est un des poids lourds du sommet. "L'issue (de Copenhague) risque de s'avérer en-deçà de nos attentes", a-t-il déclaré.
13H15 - Un accord, trois textes. Les formes d'un possible "accord de Copenhague" émergent. Le politique discuté par les chefs d'Etat selon sa première version, encore susceptible de nombreux amendements, définit l'objectif de la limitation du réchauffement planétaire à 2°C maximum. Sans préciser les moyens d'y parvenir. Il prévoit une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) et jusqu'à 100 milliards par an d'ici à 2020 pour aider les pays en développement. Ce "chapeau" servirait d'introduction à deux textes de l'accord proprement dit, négociés sous l'égide de l'ONU.
13H00 - La drogue, un fléau pour l'environnement. Le président colombien Alvaro Uribe a accusé le trafic de drogue d'être aussi l'une des cause de la dégradation de l'environnement. "Le trafic de la drogue c'est la mort d'êtres humains. (...) Chaque fois qu'un citoyen d'un pays industrialisé consomme de la drogue, c'est une attaque contre les habitants de la Colombie", assène-t-il à la tribune. Selon lui, la lutte contre la drogue et la préservation de l'environnement vont de pair. Il estime que les pays riches ont, avec la Colombie, <<une co-responsabilité>>. Pour chaque hectare de plantation de feuilles de coca, trois hectares de forêts sont coupés.
12H40 - UN ACCORD MEME IMPARFAIT. prend la parole: "Le monde doit trouver un accord, même s'il est imparfait" déclare Obama devant plus de 120 chefs d'Etat. "A ce stade, la question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l'action". Le projet d'accord discuté dans la matinée à Copenhague semble le convaincre. "Je suis sûr que certains considèrent ça comme un cadre imparfait (...) Mais nous pouvons adopter cet accord, faire un pas significatif en avant et continuer ensuite à l'améliorer en le construisant sur cette base".
12H30 - L'Arabie Saoudite veut des compensations. Le prermier producteur mondial d'or noir a estimé nécessaire que toute résolution à Copenhague ayant un impact sur la demande de pétrole soit accompagnée de mesures "destinées à réduire ses effets" sur les pays pétroliers. "Notre mission (...) est de protéger nos intérêts", a dit le ministre du Pétrole Ali al-Nouaïmi. Il a affirmé qu'"il faudra cent ans avant que les énergies alternatives puissent répondre à 30% ou 40% des besoins mondiaux". Les émissions de CO2 proviennent essentiellement de la consommation d'énergies fossiles (pétrole gaz et charbon).
12H20 - Trois militants de Greenpeace inculpés. Déjouant la sécurité, les deux femmes et un homme, en tenue de soirée, étaient parvenus hier soir jusqu'au hall d'entrée menant à la salle du dîner royal offert aux dirigeants au palais de Christiansborg. Ils avaient sorti de leurs poches, devant les photographes et les caméras de télévision, des affiches sur lesquelles on pouvait lire: "Politicians talk- Leaders act" (les politiciens parlent- les leaders agissent). Leur mise en détention provisoire pourrait être décidée par un tribunal.
12H10 - "Petite évolution de la Chine et de l'Inde". C'est Nicolas Sarkozy qui l'annonce. "L'Europe est parfaitement unie, l'Afrique est sur nos positions (...) les Etats-Unis sont sur des positions proches des nôtres", a déclaré le président français après une nouvelle consultation avec un groupe d'une trentaine de chefs d'Etat, dont Barack Obama. "Il y a une petite évolution de la Chine et de l'Inde, et des positions caricaturales d'un pays comme le Soudan par exemple", a précisé Nicolas Sarkozy.
12H05 - "Psst, vous l'avez": à la recherche du texte le plus convoité de la planète à cet instant. Une foule de journalistes traque le projet de texte d'accord de trois pages. Si la planète doit être sauvée -ou non- de la menace du réchauffement, ce document top-secret, sur lequel travaillent Barack Obama, Wen Jiabao, Gordon Brown et Nicolas Sarkozy entre autres, est la clef. Les journalistes tentent désespérement de mettre la main dessus, font le siège de la salle de réunion, implorent leurs contacts. Ceux qui ont décroché le Graal se repèrent facilement. A leur petit sourire énigmatique à la Mona Lisa.
12H00. Retard. La séance n'a toujours pas commencé: la journée des négociations finale enregistre déjà 2 heures de retard. Le premier ministre danois présente ses excuses.
11H50 - Effervescence. La séance pleinière présidentielle n'a pas encore commencé que déjà une cinquantaine de caméramen et de photographes sont agrégés comme des moules sur un rocher devant les écrans de télé du Bella center.
11H35 - "Ca bouge un peu", vient d'annoncer Nicolas Sarkozy, confirmant des déclarations d'autres responsables sur une atmosphère un peu plus constructive. Mais il y a encore "beaucoup de tensions", a-t-il immédiatement ajouté.
11H20 - Les Maldives s'inquiètent. "Quel que soit le résultat, il semble mauvais pour nous", a expliqué un membre de la délégation des Maldives. Les petits Etats insulaires, menacés par la montée des océans, ont réclamé un objectif de limitation du réchauffement à 1,5°C, alors que l'on s'oriente vers le chiffre de 2°C. Au delà, il y aura "des millions de personnes souffrant de la faim, de maladies, des inondations et du manque d'eau", a dit Bruno Sekoli (Lesotho), au nom des pays les plus pauvres.
11H00 - Intrus? Faute de place, la plupart des ONG ont été refoulées du Bella Center: avec l'arrivée des dirigeants, fini l'effervescence militante. Les autorités danoises ont loué de nouveaux locaux en urgence à huit kilomètres de là. Etrange spectacle dans ce Bella Center surpeuplé que la salle de réunion des ONG, vide, avec une affiche-adieu en forme d'avertissement où la silhouette d'un homme baillonné demande "Comment pouvez-vous décider sans nous?". Pour ce jour final, les organisateurs n'ont délivré que 90 précieuses accréditations aux ONG.
10H45 - Revue de presse. "Jour décisif à Copenhague" titre le Times de Londres alors qu'en Allemagne le Frankfurter Allgemeine parle de "sprint final". Mais vers quoi? Pour le britannique The Independent, l'obstacle est à Pékin: "La Chine tient le monde en otage". De l'autre côté de l'Atlantique, l'espoir s'appelle Barack Obama. Il va "chercher à arracher un accord", croit le New York Times, alors que le Washington Post assure que "l'espoir d'un accord sur le climat grandit". Dans tous les cas, selon l'espagnol El Pais, c'est la "course finale pour éviter le désastre".
10H23 - Mission impossible? - L'avis d'un observateur vétéran des négociations climatiques. "On a réuni ici tout le monde dans une cocotte-minute. On a allumé le gaz. Onze jours pour accoucher d'un accord ambitieux, après une période de près de 20 années de négociations climatiques difficiles, dans un système fondé sur le consensus, et sur le problème le plus dramatique que l'humanité ait eu à affronter. Avec pour mission de régler des questions qui, touchant à la machine climatique, sont extraordinairement complexes, entrelacées, et impliquent en même temps toutes les Nations. C'était une tâche démesurée".
10H15 - Une simple déclaration politique. Le sommet ne devrait pas déboucher sur l'accord ambitieux. "En gros, il devient clair que ce ne sera qu'une déclaration politique", explique à l'AFP un délégué européen. Il s'agirait de s'engager sur un objectif de hausse de la température de 2°C, mais il n'y a aucun détail précis sur les moyens.
10H10 - Loin du compte - L'addition des promesses d'engagement de réduction de gaz à effet de serre faites à ce jour par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 degrés, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 degrés, selon une note confidentielle des Nations unies rassemblant les promesses des différents pays, dont l'AFP a obtenu une copie. Pour rester sous la barre des deux degrés, les scientifiques estiment qu'il faut diviser au moins par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 (par rapport à 1990). Un objectif qui impose une réaction très rapide.
10H00 - Positif - "Les choses se déroulent de manière plus positive que la nuit dernière", dit à l'AFP la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.
09H55 - Militants. Il fait -3°C ce matin, un vent glacial fouette passants et délégués, mais ce n'est pas suffisant pour décourager les militants de Greenpeace, en force dans la capitale danoise depuis le début du sommet. A la sortie du métro, devant le Bella Center, ils distribuent du café et un badge clignotant en forme de message aux 120 dirigeants réunis à deux pas: "Politicians talk - Leaders act" - "Les politiciens parlent, les leaders agissent".
09H33 - Que peut faire Obama? - Sa présence illustre le changement spectaculaire des Etats-Unis sur le dossier du climat. Washington réclame que le sommet débouche sur un accord qui exigerait des parties prenantes une "transparence" -la Chine est visée. Pour Barack Obama, "revenir avec un accord vide de sens serait bien pire que revenir les mains vides", selon son porte-parole. Les efforts de réductions des émissions de gaz à effet de serre sont jugés insuffisants par les partenaires de Washington, et Barack Obama n'a pas encore réussi à les faire acter par le Congrès. L'homme le plus puissant du monde arrive donc avec une volonté, mais peu de concret dans ses bagages.
09H10 - BARACK OBAMA ARRIVE - Le président américain vient d'arriver à Copenhague où sont déjà présents près de 120 dirigeants. Son avion Air Force One s'est posé vers 9Hh00 en provenance de Washington.
09H08 - "Soyez patients encore quelques heures"! L'énergique ministre danoise de l'Environnement Connie Hedegaard, chargée des consultations informelles pour boucler l'accord, et nouvelle "Madame climat" de l'Europe, vient d'arriver. Les médias -3.500 journalistes sont accrédités- se pressent devant la salle de réunion.
09H06 - REPRISE - Un groupe d'une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement de pays industrialisés (dont les Etats-Unis et l'UE), émergents (dont la Chine) et en développement a repris ses travaux sur un projet de déclaration politique.
09H00 - De l'optimisme au risque d'une "catastrophe". Le sommet s'était ouvert le 7 décembre dans un certain optimisme, propre à faire tomber les obstacles. Mais il a rapidement sombré. Les pourparlers ont bloqué sur la répartition des efforts financiers et sur les engagements de réductions des émissions de gaz à effet de serre. Chine et Etats-Unis, les deux principaux pollueurs, se sont opposés. Les pays en développement ont soupçonné en permanence les "grands" de vouloir les marginaliser. La présidence danoise du sommet a été mise en cause. L'organisation a paru débordée, victime des immenses attentes. 46.000 personnes étaient enregistrées pour un centre pouvant en recevoir 15.000. Un décalage qui a entraîné aux abords un chaos assez symbolique de l'impasse des négociations à l'intérieur.
08H40 - La presse danoise pessimiste. "Un fiasco se profile à Copenhague", titre ce matin le quotidien Politiken résumant bien l'état d'esprit général. Les chefs d'Etat et de gouvernements ont pris la main depuis hier pour tenter de sauver un accord visant à limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 degrés. Barack Obama doit arriver ce matin.
08H10 - Au coeur du Bella Center - L'immense centre de conférence, pouvant accueillir 15.000 personnes, transformé depuis dix jours en une enclave de l'ONU sous haute surveillance pour la plus grande conférence climatique de l'Histoire, est encore largement désert. Quelques délégués dorment dans des canapés, enfouis dans un sac de couchage ou sous un simple manteau. Dehors souffle un vent glacial et une fine couche de neige recouvre le sol et crisse sous le pied.
07H55 - TENTER DE SAUVER LE SOMMET. La conférence arrive à l'heure de vérité alors que le monde a aujourd'hui les yeux rivés sur la capitale danoise et le centre de la réunion, le Bella Center. Dans une atmosphère de crise -il s'agit d'éviter la "catastrophe" que constituerait un échec- une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement doivent se retrouver dès 08H00 pour peaufiner un projet de déclaration politique pour sortir dix jours de négociations de l'impasse. Ce texte devrait être soumis, dans l'après-midi, aux quelque 130 dirigeants du monde.
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