Crise post électorale : Le diable doit rester loin de nos frontières PDF Print E-mail
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By Abel Thierry Onana   
Tuesday, 12 April 2011 17:32

Le souhait est celui de nombreux camerounais choqués dans leur grande majorité par l’ingérence française en Côte d’Ivoire.


C’est une habitude pour le pays de Sarkozy de s’ingérer dans les affaires internes d’un pays, estiment quelques yaoundéens rencontrés cette matinée. Une attitude à condamner d’après Jules qui est électronicien, surtout que les textes de l’Onu interdisent à toute nation de s’immiscer dans les affaires internes d’un pays indépendant.

 

Or ici poursuit ce dernier, on a vu les soldats de la forces Licorne, combattre en faveur d’un candidat. C’est inadmissible 50 ans après les indépendances. Même-si je ne porte pas notre président dans mon cœur, je suis prêt à prendre les armes au cas où un pays venait à faire la même chose chez nous.

 

Cette position, pour ce qui est du Cameroun rencontre l’approbation de certains jeunes. Mais pour des raisons diverses, quelques-uns préfèreraient s’abstenir de toute initiative dans l’éventualité d’une situation similaire dans notre pays. « Le Cameroun ne peut pas faire face militairement à la France, donc je ne vais pas prendre de camp », argue l’un deux.

 

Pour Huguette qui est étudiante à l’université de Yaoundé I, il ne faut pas dessiner le diable sur les murs. Cette dernière refuse d’envisager ce cas de figure dans le triangle national. Quant à l’intervention française en Côte d’ivoire, elle, estime que les choses auraient pu, se faire de façon pacifique. « Même dans une relation de maître à esclave, c’est mieux quand ça se passe dans la courtoisie », conclut la jeune dame.

 

Ces derniers propos contrastent avec ceux d’Ali Oumarou habitant du quartier Tsinga. Pour ce couturier, l’intervention mise en cause est tout à fait légitime. Car, ce n’est pas la France qui en a décidé, mais les Nations Unies. Et au final, c’est une bonne chose.

 

En revanche, cette situation de son avis, ne peut pas arriver au Cameroun. Nos dirigeants sont sages et droits, poursuit-il. Laurent Gbagbo de son point de vue, aurait dû se rendre sans qu’il n’y ait un bain de sang.

 

Ce dernier argument est fortement soutenu par Françoise qui est enseignante. Elle déclare être contre tous ceux qui s’accrochent au pouvoir après avoir perdu des élections. Il ne sert à rien de verser autant de sang, vu que tous ces présidents africains sont tous soumis aux occidentaux. Ceux qui résistent finiront toujours de cette façon ; mais en laissant malheureusement beaucoup de cadavres derrière eux.

 

Une conclusion qui laisse percevoir une pointe d’afropessimisme et permet de faire un lien avec la fracassante et prolifique sortie médiatique de Charly Gabriel Mbock, qui laisse entendre que le « rêve impérial de Sarkozy » est de « voir flotter le drapeau de la France, surtout ailleurs qu’en terre de France ». Dans les propos de cet ancien député camerounais paru ce matin dans Le Messager, il se lit entre autre, que « l’amour de la France pour l’Afrique est donc si rouge et si vif qu’il se confirme comme un amour négrophage, si carnassier qu’il fait de la France une grande puissance hémophage ».

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