Scrutin du 09 octobre : La caution des Etats-Unis PDF Print E-mail
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By Abel Thierry Onana   
Thursday, 20 October 2011 08:09

L’ambassadeur américain qui désapprouve la « déclaration de Yaoundé », appelle les politiques camerounais à penser à l’après 09 octobre 2011.

Robert P. Jackson a certes relevé ce mercredi 19 octobre 2011, à l’ouverture de la table ronde postélectorale avec la société civile, certaines insuffisances évoquées par les nombreux observateurs de l’élection présidentielle dernière au sujet d’Elecam. Mais le diplomate américain s’est part la suite félicité que les pouvoirs publics et les responsables d’Elecam « aient reconnu l’existence de ces problèmes ». Et dans une vision prospective, le diplomate « encourage fortement cette institution à combler les lacunes constatées avant les élections législatives et municipales de 2012 ».

 

 

Des propos qui sonnent comme une sorte de désaveu de la « déclaration de Yaoundé » dans lequel certains candidats « malheureux », rejette d’office les résultats, et appellent le peuple à un soulèvement.

 

Ces derniers selon lui ont péché comme beaucoup d’observateurs l’ont déjà relevé par individualisme et n’ont pas pu s’unir autour d’une candidature forte. En clair, « la division de l'opposition a sévèrement réduit ses chances de succès ». Il n’en faudrait pas plus pour souscrire à défaite de l’opposition camerounaise à cette élection.

 

Déstabilisation

 

Là dessus R.P. Jackson va plus loin en se positionnant par rapport à l’appel de Yaoundé : « Se réveillant tardivement, certains partis d'opposition parlent désormais d'un front commun. N’auraient-ils pas dû penser à cela plus tôt ? ». Et une forte emphase est faite sur la paix et la stabilité qui sont d’après lui, « des préalables indispensables pour l’exercice effectif de la démocratie et des droits humains ».

 

Pour ce qui est des nombreux soupçons de déstabilisation du pouvoir de Yaoundé portés sur le pays de l’oncle Sam, le diplomate a signifié que les activités de son pays sont bien connues des autorités camerounaises.

 

Tout en qualifiant d’erronées les analyses et propos des médias sur la question, R.P. Jackson a reprécisé les rapports de son ambassade avec la société civile camerounaise. Des rapports qui ne cherchent pas d’après lui, « à promouvoir un candidat ni à soutenir un parti politique au détriment d’un autre », mais simplement à encourager l’émergence des voix divergentes qui doivent s’exprimer dans une démocratie.

 

La société civile n’étant pas un parti politique, l’ambassadeur américain invite ses acteurs, à « observer les mêmes normes d'impartialité qu'elles attendent des pouvoirs publics, y compris Elecam ». Il pousse plus loin, en encourageant un rapprochement de cette société civile « avec d'autres acteurs, en particulier avec le Gouvernement de la République du Cameroun ».

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Last Updated on Thursday, 20 October 2011 18:49
 
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