Elections Cameroon : Paul Biya n’exclut pas des « ajustements » PDF Print E-mail
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By Eric Boniface Tchouakeu   
Saturday, 02 January 2010 17:42

Dans son message de fin d’année le 31 décembre 2009, le Président de la République, a déclaré que l’extension du réseau d’Elecam, l’organe, en principe indépendant, chargé de gérer le processus électoral, et référendaire, « pourrait nécessiter quelques ajustements ».

 

 

Après leur entrée en fonction, début 2009, les dirigeants d’Elections Cameroon, (Elecam), s’attèlent depuis à mettre en place les démembrements de leur organe sur l’ensemble du territoire national. Ce qui n’est pas encore total partout, compte tenu d’un certain nombre de difficultés. C’est sans doute au regard de cela que Paul Biya envisage dans la mesure du possible des aménagements dans la mise en place complète d’Elecam.


L’objectif global visé est de « rendre incontestable les résultats des prochains scrutins », selon Paul Biya. Ce qui est loin d’être acquis à l’heure actuelle au regard des critiques formulées par une bonne frange de l’opposition, contre Elecam et ses dirigeants à l’heure actuelle.


Parlant, justement des élections, il n’est pas exclu que certaines soient organisées en 2010.Le processus de la décentralisation dans sa forme théorique, doit être expérimenté cette année, avec « obligation de réussite », insiste le Chef de l’Etat. La décentralisation permettra d’associer le plus grand nombre à la gestion des ressources au niveau local. Et sa mise en œuvre ouvre « la voie à la mise en place du Sénat », relève Paul Biya. Le Sénat, est la chambre haute du parlement, prévue dans la constitution du 18 janvier 1996.
 

S’agissant, de la diaspora, Paul Biya indique qu’elle est très attachée au pays et pourrait apporter une aide considérable à son développement. Il a aussi promis de s’exprimer sur ce point ultérieurement. Mais déjà on sait que les membres de la diaspora souhaitent avoir le droit de vote, entre autre.


Au plan économique, le Président de la République a déclaré que le secteur financier a assez bien résisté à la crise économique et financière internationales. La conjoncture internationale a néanmoins affecté les exportations des matières premières comme le bois, et le caoutchouc. De même, les investissements extérieurs ont été différés, certains grands projets retardés, les recettes fiscales et douanières ont diminué, le crédit s’est resserré et la croissance par rapport à 2008 a marqué le pas .Bref « l’économie a fléchi, mais les fondations sont restées, selon Paul Biya.


Il affirme en outre que malgré tout le Cameroun a gardé une discipline budgétaire, et anticipé la sortie de la crise. De l’espoir pointe à l’horizon avec la remontée du prix du pétrole et des cours de certaines matières premières sur le marché international. Des prix qui sont fixés sans l’intervention du Cameroun.


Pour cette raison, Paul Biya souhaite la création sur place au pays des industries de transformation. Au rang des chantiers de 2010, il a annoncé la construction des routes, la multiplication des adductions, et l’extension du réseau d’eau potable existant, et des investissements dans le secteur de l’énergie, à travers notamment, les constructions de plusieurs barrages hydro-électriques à divers endroits du Cameroun.
 

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