Cinquantenaire des indépendances : Paul Biya rend la politesse à ses voisins PDF Print E-mail
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By Antoine Zanga   
Wednesday, 18 August 2010 11:38

Après le Congo Brazzaville dimanche dernier, le Chef de l’Etat camerounais a regagné Yaoundé hier mardi dans l’après midi, juste après avoir assisté aux festivités commémorant les cinquante ans d’indépendance du Gabon.

 

 


Brazzaville a passé le relais à Libreville. mardi 17 août 2010, la capitale gabonaise a vibré au rythme des festivités des cinquante ans de l’indépendance du pays. Invités par son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, Paul Biya, le chef de l’Etat camerounais a assiste au défilé militaire et civil qui s’est déroulé sur le boulevard du bord de mer.

 


Plusieurs forces armées étrangères ont participé à cette parade militaire clôturée par les éléments de l’armée gabonaise. Cette collaboration entre les armées de la sous – région est devenue une véritable tradition dans la sous – région. Un peu plus d’une vingtaine de délégations ont pris part à ces célébrations, dont celle du Cameroun conduite par Paul Biya. Hors mis le président camerounais, une dizaine de chef d’Etats donc Abdoulaye Wade du Sénégal, Jonathan Goodluck du Nigéria et bien d’autres.


Les festivités dans ce pays ont débuté il y a plusieurs jours. Ali Bongo a honoré ses prédécesseurs, Omar Bongo et Léon Mba, en déposant des gerbes de fleurs dans leurs mausolées respectifs.

 


Deux visions différentes


Lorsque la Cameroun a fêté son demi-siècle en mai dernier, Le président Bongo s’est illustré avec un discours qui a arraché les applaudissements de tous les invités présents à la conférence de yaoundé. Le plus jeune chef d’Etat de la sous – région indiquait alors qu’il faille s’appuyer sur les ressources humaines et principalement la jeunesse, pour développer la sous – région. « Mais la dure, la vraie réalité est que l'Afrique n'a pas suffisamment investi dans le développement du capital humain pour tirer profit du capital que représente sa population juvénile. » a – t – il regretté ce jour à Yaoundé.


Au cours d’Africa 21, le président gabonais a reconnu que le Cameroun est appelée à jouer un rôle de «locomotive de la transformation de l'Afrique Centrale». Il a aussi relevé que le Cameroun et le Gabon devaient travailler ensemble pour construire une « coprospérité, motrice du développement de l’Afrique centrale ».


Le président camerounais dans ses discours ne manque pas souvent de relever que la jeunesse est le fer de lance de la nation. Une manière de dire qu’il faut compter avec cette catégorie de la société.


Mais, contrairement au jeune Bongo qui a rajeuni une bonne partie de l’élite gouvernante du Gabon, le chef de l’Etat camerounais lui préfère plutôt travailler avec des hommes d’un âge très avancés, au point de faire dire à certains experts que le Cameroun est sous le règne d’une gérontocratie.

 
La Cemac privilégiée


Dimanche dernier, le président de la République a assisté aux festivités du cinquantenaire congolais. Quant aux cinquantenaires ivoirien et de la RDC, Paul Biya s’est tout simplement fait représenter, alors que les présidents de ces pays étaient à Yaoundé en mai dernier.


Une attitude qui peut être expliquée par le « vous êtes content monsieur qui ne vient jamais chez les autres ?» lancé à Paul Biya par Sassou Nguesso lorsqu’il quittait la capitale camerounaise après avoir assisté aux festivités des cinquante ans d’indépendance du Cameroun.
 

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Last Updated on Wednesday, 18 August 2010 14:29
 
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