Entretien routier: Plus de 50% des routes abandonnées PDF Print E-mail
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By Abel Thierry Onana   
Thursday, 25 August 2011 17:52

Révélation a été faite à la quatrième journée de protection du patrimoine routier. Journée qui a ouverte ce mardi 23 août 2011, la semaine des activités conjointes sur la route au palais des congrès de Yaoundé.


La séance des travaux en ateliers a constitué l’essentiel de cette première phase de ces activités ouvertes par le ministre des Travaux publics Bernard Messegue Avom. Trois ateliers devaient réfléchir sur la validation de la stratégie de protection du patrimoine routier camerounais, à savoir l’atelier sur la protection des routes bitumées, l’atelier sur la protection des routes en terre et l’atelier sur la gestion du domaine routier.

 

Mais avant, ce fut la présentation en séance plénière du document de la stratégie par Hyppolite Etende qui est consultant du projet de stratégie du patrimoine routier constitué de 50 000 Km de route. Il ressort de son propos que seulement 20 000 Km environ (soit 50%), font l’objet d’un entretien routier et la menace est permanente de voir le patrimoine routier se dégrader ; la protection du patrimoine routier n’étant pas très accentuée.

 

La protection du patrimoine routier comprend la protection des routes et la protection des équipements routiers.

 

Parlant des équipements routiers, le pesage routier constitue l’un des éléments essentiels de la protection du patrimoine routier pour ce qui est des routes bitumées. A ce niveau, le pesage répressif fait l’objet des contestations des usagers qui doutent la fiabilité des instruments de pesage.

 

Les routes en terre sont protégées par des barrières de pluies régulées par les arrêtés préfectoraux. Ici le contrôle des charges n’est pas pris en compte et les ouvrages sont davantage exposés à la dégradation par le passage des poids-lourds qui contournent les points de pesage des routes bitumées.

Quant à la gestion du domaine routier, il y a une certaine vacuité au niveau des textes en ce qui concerne la protection de patrimoine routier concernant la loi de 1996.

 

Entre autres problèmes soulevés par Hyppolite Etende, il y a la mauvaise coordination de la multitude d’acteurs au plan institutionnels en charge de la route, le manque de personnel qualifié pour la sauvegarde du patrimoine routier et des barrières de pluie ; sans oublier les populations qui empiètent souvent sur le domaine public.

 

Sur la mauvaise coordination des acteurs institutionnels, l’orateur relèvera par exemple que le domaine public ainsi constitué est géré par le ministère des Domaines et des Affaires Foncières, qui ne tient parfois pas compte des intérêts de la route dans sa gestion.

 

Cette présentation du consultant s’est achevée par l’énoncé de la stratégie de protection du patrimoine routier qui voudrait que les routes bénéficient d’une protection accrue qui a pour objectif de les maintenir praticable toute l’année.

 

La réflexion au sein des ateliers a débuté juste après la présentation du document de stratégie qu’il s’agit d’amender et de faire des propositions. Participaient à cette réflexion, des cadres des administrations en charges des routes, des maires, des opérateurs économiques, des représentants de la société civile et enfin des représentants de l’Union européenne et de la Banque mondiale.

 

La journée a été close par la restitution des travaux en atelier sous la coordination générale de Jean Marc Gauthier, le représentant de l’Union européenne ; ceci en présence du Secrétaire général et du Secrétaire d’Etat au ministère des Travaux publics.

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