Concours : La Conac veut en finir avec l’achat des places PDF Print E-mail
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By Ebénizer Diki   
Thursday, 27 October 2011 17:14

La Commission nationale anti-corruption a lancé ce mardi son programme d’intégrité « concours sans corruption » par l’Ecole nationale supérieure polytechnique.

« Il nous est revenu plusieurs fois déjà que pour réussir à un concours, il faut délier la bourse ou, bien parler. Si telle était la règle dans les concours d’entrer dans nos grandes écoles, que deviendraient les enfants des pauvres même intelligents ? » . Ces inquiétudes sont du président de la Commission nationale anti-corruption(Conac), Dieudonné Massi Gams, à l’ouverture de la cérémonie de signature du protocole d’accord entre son institution et l’Ecole nationale supérieure polytechnique ce 27 octobre à Yaoundé.

 

C’est cet établissement qui va servir de cobaye au projet d’intégrité élaboré par la Conac et baptisé « Concours sans corruption ». Ce projet vise à crédibiliser le processus d’accès dans les grandes écoles ou les écoles de formation des agents et cadres destinés tant à la Fonction publique camerounaise qu’au secteur privé. Il a également pour ambition de faire en sorte que les jeunes formés dans ces écoles s’approprient les valeurs du travail bien fait, du patriotisme, de la probité, du respect de la parole donnée et de la chose d’autrui, ainsi que de l’intérêt général.

 

Pour parvenir à ce résultat, la Commission nationale anti-corruption va accompagner la mise œuvre des mécanismes de sécurisation des concours et des examens, à travers notamment la programmation et l’information relatives au lancement du concours, aux inscriptions des candidats, les épreuves subies par ces derniers, la correction des copies, la délibération et la publication des résultats.

 

En somme un processus de certification mené conjointement, commencera avant le lancement du concours, se poursuivra avec le déroulement des examens, la correction des copies et aboutira à la publication des résultats officiels. Bref, il s’agit de s’assurer que tout le processus se déroule dans des conditions saines.

 

Au terme de cette première phase du projet, un audit sera effectué au sein de l’Ecole nationale supérieure polytechnique dans la seconde étape ; et si cet audit est positif, la Conac en guise de récompense attribuera un label de probité à ladite structure.

 

Heureux de voir son école choisie pour cette première expérience, le directeur de l’Ecole nationale supérieure polytechnique, Owono Onana a dit toute la joie qui les anime lui et ses collaborateurs au moment de la signature de ce protocole pour une école vieille de 40 ans et qui se targue d’avoir formé plus de 80% des cadres dans les industries camerounaises. Il espère que Polythec sera labélisée.

 

Le projet qui démarre ce jour va s’étendre sur trois ans et dans d’autres écoles. Il sera exécuté avec la collaboration de la coopération française.

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Last Updated on Tuesday, 01 November 2011 13:07
 
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