Lutte contre la corruption : Ce que deviennent les enquêtes de la Conac PDF Print E-mail
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By Aboudi Ottou   
Thursday, 10 November 2011 19:26

La Commission nationale anti-corruption a publié ce jeudi 10 novembre 2011, son rapport d’activités pour donner une visibilité à son action.

De ce rapport, on apprend qu’entre 2008 et 2010, la Conac a consacré une partie de ses activités à des investigations consécutive à des dénonciations des faits de corruption et des infractions assimilées (détournements de derniers publics, enrichissement illicite, concussion, ...). En matière de corruption, la Conac a traité 668 requêtes et dénonciations sur les 723 reçues, 230 sur 298 pour ce qui est des infractions assimilées.

 

Pour les enquêtes concernant les faits de corruption, les mesures disciplinaires prises par la douzaine d’administrations saisies vont de lettre de d’observation à la révocation en passant par l’avertissement avec inscription au dossier et la suspension des fonctions.

 

Détournements de fonds publics

 

Dans le cadre des investigations relatives aux infractions assimilées où l’on retrouve les gros dossiers, l’institution de lutte contre la corruption a effectué des contrôles physico-financiers des projets financés sur fonds publics à l’instar des travaux de construction de la route Ayos – Abong Bang – Bonis. Elle a également visité les trésoreries générales de la République, le projet maïs et audité la Campost ainsi que certaines commissions de passation des marchés.

Au sujet de construction de la route Ayos – Abong Bang – Bonis, la Conac parle de « paiements irréguliers à rétrocéder à l’Etat » se chiffrant à plus de 15 milliards. Par ailleurs, les investigations de la Conac dans les trésoreries générales, on permit de constater « la disparition de près de 180 millions de Fcfa dans une vingtaine de postes comptables dans les régions du Littoral, du Sud – Ouest et du Centre ; plus de 8 milliards de déficits enregistrés dans les 10 régions du Cameroun et près de 6 milliards de déficits qualifiés de crime contre la fortune publique. » Alors qu’au niveau du projet maïs, les hommes de Massi Gams ont découvert des malversations de plus de 600 millions de Fcfa.

 

Pouvoir limité

 

Après avoir livré ces conclusions, la Conac reste cependant muette sur les sanctions administrées aux responsables de ces malversations. Pour le projet maïs par exemple, elle se contente de dire qu’« une information judiciaire a été prescrite ». A l’observation, aucune action visible n’a été entreprise alors que ses affaires remontent pour certaines à 2008. Paul Sikapin continu par exemple, de coordonner le projet maïs.

 

En fait comme l’indique son rapport d’activités, la Conac se limite après investigation, à faire des « recommandations » à des administrations d’attaches des personnes incriminées pour « actions ou mesures appropriées ».

 

Au cours de la séance d’échanges qui a suivie la présentation de ce rapport au palais des Congrès de Yaoundé, un dénonciateur s’est notamment inquiété en ces termes, « concernant notre dossier, les recommandations qui ont été faites n’ont pas été suivies d’effets. Le ministre nous répond que la décentralisation lui empêche de les appliquer. » Réponse du président de la Conac, « ne vous inquiétez pas, le suivie est fait. Nous avons recensé les ministres qui traitent nos dossiers et ce qui ne le font pas et nous l’avons soumis à qui de droit. »

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Last Updated on Friday, 11 November 2011 09:22
 
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