Mebe Ngo’o/ Nsola : Le choc de titans qui appelle l’arbitrage de Zeus PDF Print E-mail
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By Abel Thierry Onana   
Monday, 05 December 2011 14:51

Le feuilleton qu’on croyait terminé entre le Mindef et l’ancien attaché de défense, prend finalement l’apparence d’un choc au sommet de l’Etat, dans lequel des personnes laisseront des plumes.

 

Le scénario de l’épreuve de force entre le général Nsola et le colonel Francis Betangane Melone, met en réalité aux prises, l’homme du président de la République contre l’homme du ministre. Cependant, étant donné qu’il reste difficile de démontrer, l’implication directe du chef de l’Etat dans ce clash, les faits les plus visibles laissent percevoir l’affrontement entre Edgard Alain Mebe Ngo’o, ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense et le contre-amiral Nsola, ancien attaché militaire auprès de l’ambassade du Cameroun en Chine.

 

Le dernier ayant à la suite de certains désaccords profonds avec le premier, refusé de passer le service à son successeur envoyé par le premier.

 

Et quoi qu’on dise d’autre actions s’imposent de plus haut, pour mettre fin à ce micmac dans lequel il difficile pour beaucoup de savoir, à qui la faute.

 

Les deux ont tord

 

Sur le plan procédural, certains observateurs de ce conflit estiment que le général Nsola a raison de refuser de passer le service à Francis Betangane Melone Car, ce dernier n’est pas dans la légalité pour traiter de quoique ce soit au nom du Cameroun. Ce d’autant plus qu’il n’est même pas reconnu par les autorités chinoises comme étant le nouveau responsable de la mission militaire du Cameroun en Chine.

 

Ce qui dans les faits ne lui donne aucune légitimité d’agir au nom du Cameroun, bien qu’ayant été affecté par le Mindef à ce poste.

 

De plus, l’Etat camerounais n’a pas encore sur le plan financier, réuni les conditions de déménagements pour les deux officiers, qui s’élèvent en moyens à 50 millions pour chacun.

 

Ce qui laisse percevoir la précipitation de Betangane Melone à rejoindre son poste d’affectation, comme un coup de force du ministre de la Défense.

 

En revanche, le général Nsola a été nommé à un poste qui est resté vacant à Yaoundé, depuis son élévation à ce grade. Toute chose qui déjà peut être considérée comme une absence irrégulière à son poste.

 

De plus, étant un officier militaire, il doit obéissance à sa hiérarchie qui est le Mindef, même les décisions de ce dernier ne rencontrent pas son assentiment.

 

C’est certainement ce refus d’obtempérer qui a conduit le président de la République à trancher apparemment en faveur de Mebe Ngo’o, par sa décision de mettre à la retraite son « neveu » près de trois mois après son accession au grade de général, qui du reste dépendait de son pouvoir discrétionnaire.

 

Un acte de désaveu de celui que l’on appelle dans les forces armées « le fils du président », aurait du abdiquer et renter au bercail ; ce d’autant plus qu’il n’a plus rien à perdre.

 

La précipitation du colonel à rejoindre son nouveau poste a bien montré l’intension du Mindef de mettre rapidement hors-jeu son adversaire. Mais apparemment ce n’était pas encore la balle qu’il fallait pour mettre Ko, ce général qui finalement à la peau dure.

 

L’arbitrage suprême attendu

 

Cette affaire finalement scabreuse aurait pu s’achever il ya quelques mois, si le ministre des Relations extérieures avait pris ses responsabilités. Car, c’est en réalité Eyebe Ayissi qui doit signifier aux autorités chinoises que le Cameroun a un nouveau représentant en Chine.

 

Et c’est à la suite de cela que les autorités chinoises donneront leur lettre de créance au nouveau diplomate. Chose qui jusqu’ici n’a pas encore été faite.

 

De cette attitude du Minrex, des analystes de la situation pensent que Eyébe Ayissi qui a peur pour ses propres fesses, refuse d’entériner la décision de son homologue, le Mindef. Un acte qui du même coup, le placerait dans la ligne de mire du président de la République, parce qu’il aura laissé tombé son « fils ».

 

La crainte du patron de la diplomatie camerounaise est d’autant plus compréhensible qu’un remaniement se profile à l’horizon, et ce dernier craint certainement de poser l’acte qui signera son arrêt de mort.

 

Et du coup, les regards sont tournés vers Etoudi, pour la résolution de cette crise interne. Et en situation de tension, il faut parfois ajouter ou retrancher des éléments de poids dans les camps qui s’affrontent. Au vu de la persistance de la situation, on comprend finalement qu’il a lieu de bouger une autre personne, en dehors du général Nsola. Car, le mettre à la retraite, n’aura pas suffi à mettre un terme à la crise.

 

Qui d’autre laissera des plumes en dehors du contre-amiral dont le sort est déjà scellé ? Là est toute la question.

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Last Updated on Monday, 05 December 2011 16:18
 
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