Corruption : la CONAC prépare le rapport sur l’état de la lutte en 2009 PDF Print E-mail
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By Aboudi Ottou   
Tuesday, 08 December 2009 09:31

Ce document évaluera les actions entreprises pour lutter contre la corruption au Cameroun. Il doit être prêt en mars 2010.


En prélude à la célébration de la journée mondiale de lutte contre la corruption le 09 décembre, la Commission nationale anti – corruption (CONAC) organise une semaine d’activités. Cette semaine a été lancé ce Lundi o7 décembre 2009 sous le thème « l’éducation à l’intégrité ». En ouverture, un atelier de concertation avec les responsables des cellules ministérielles de lutte contre la corruption sur l’état de la lutte contre la corruption en 2009 dans les départements ministériels au regard du plan gouvernemental de lutte contre la corruption.

 


Un atelier très important à dit le président de la CONAC Paul Tessa en ouvrant les travaux. «en tant que cheville ouvrière de l’application effective du plan gouvernemental de lutte contre la corruption… le succès de sa mise en œuvre relève de votre responsabilité… il vous revient donc…de le placer désormais au cœur de vos objectifs et activités prioritaires, la finalité étant la production d’un document de référence, à savoir, le rapport sur l’état de la lutte contre la corruption dans vos département s ministériels respectifs ». Ces rapports seront utilisés par la CONAC pour l’élaboration du rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2009.


Au cours de l’atelier il s’est agit de présenter le canevas de rédaction de ce document. On n’a donc appris de l’exposé technique de Zacharie Nguiman chef de la division de la communication et de la prévention, qu’il aura 08 parties.


Ière partie : le suivi et l’évaluation de l’application du plan gouvernemental de lutte contre la corruption

2ieme partie : le recueil, la centralisation et l’exploitation des dénonciations et des informations pour des pratiques, faits ou acte de corruption et infractions assimilées.

3ieme partie : les études, les investigations, les propositions, les mesures de nature à prévenir ou à juguler la corruption.

4ieme partie : le contrôle physique de l’exécution des projets et l’évaluation des conditions de passation des marchés publics

5ieme partie : la diffusion et la vulgarisation des textes sur la lutte contre la corruption.

6ieme partie : l’identification des causes de la corruption dans tous les servies publics ou parapublics et les propositions des mesures aux autorités compétentes susceptibles de l’éliminer.

7ieme partie : toute autre mission confiée par le président de la République

8ieme partie : le développement du partenariat avec les organismes nationaux et internationaux de lutte contre la corruption.


Et sur les 30 rapports déjà reçus sur les 34 attendus par la CONAC, ce plan n’est pas respecté. Aussi les responsables des cellules ministérielles de lutte contre la corruption ont été invité à corriger ces documents et à les acheminés au comité de coordination de l’élaboration du rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2009 au plus tard en février 2010. Et celui-ci finalisera le document et livrera le rapport en mi mars.


Lutte contre la corruption l’argent fait défaut

Au regard des exposés sur l’état de la lutte contre la corruption dans les ministères en 2009 fait par les responsables des cellules ministérielles de lutte contre la corruption au cours des travaux, on peut d’or et déjà dire que pas grand choses a été fait.


Pour expliquer cette improductivité, Les responsables des cellules ministérielles de lutte contre la corruption se sont plaints de l’insuffisance ou de l’absence de budget pour le fonctionnement des cellules. « Pour aller à Pékin, à Tokyo ou à Brasilia ça coute cher ; même si vous déplacez deux personnes seulement. Et pourtant la cellule doit pourvoir se déplacer partout où on a des ambassades. Ça demande un budget consistant. Et la cellule n’a pas ce budget. Les déplacements sont pris en compte par le budget général du ministère. Et les priorités peuvent faire en sorte que les déplacements de la cellule soit relayées au second plan » s’est par exemple défendu Jean Dieudonné Ntsama, ministre plénipotentiaire hors échelle, inspecteur général n° 1 et président de la cellule de lutte contre la corruption au ministère des relations extérieures.

 
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Comments (2)
  • Charles ATANGANA  - Y a pas d`argent pour financer la lutte contre la
    Juste pour demander qui au niveau de la Conac a peur de demander de l`argent au
    premier ministre ou a la presidence? Quelle insulte pour faire croire qu`il n`y
    a pas d`argent pour faire fonctionner la conac? Et qu`en est-il des dispositions
    financieres de la conac?
  • Charles ATANGANA  - Une idee pour les finances
    Il y a pres de 25 departements au sein de l`administration et dans chacune
    d`elle l`on peut debloquer une somme de 2 milliards dans les enveloppes
    d`investissements et cet argent 50 milliards peut etre alloues a la Conac ou
    meme moins que cela...Ne nous dites plus jamais qu`il n`y a pas d`argent pour
    financer les activites de la conac et les gens ne doivent pas voyager pour aller
    en Europe au niveau des ambassades pour lutter contre la corruption. Commencons
    deja a faire des efforts sur place et a travers les dix provinces.
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Last Updated on Wednesday, 09 December 2009 23:19
 
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