Société civile : bientôt des conditions pour faire partie de la coalition nationale de lutte contre la corruption PDF Print E-mail
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By Dourlaye   
Wednesday, 09 December 2009 11:11

 

La précision a été faite par le président de la Commission nationale anti-corruption (CONAC) lors d’une concertation avec les acteurs de la société civile en prélude à la 7eme Journée Mondiale des Nations-Uni es contre la Corruption.


Ils étaient nombreux à honorer ce rendez-vous. « La corruption au Cameroun est un ennemie suffisamment armé, il faut la combattre »a fait savoir Mballa Mballa Jean du Réseau de la Dynamique citoyenne. Il faut donc, dans le but de l’éradiquer (selon la société civile) ou de réduire la tendance (selon la CONAC) que les différents segments importants de la société comme les associations et organisations non gouvernementales soient parties prenantes. D’où l’engouement de ce matin au siège de la CONAC pour cet atelier.


Seulement, selon le président de la Commission nationale anti-corruption, Paul Tessa, le foisonnement des structures qui sollicitent leur intégration au sein de la Coalition connaitra une décantation en vue de leur intégration. Pour Jerome Emilien Abondo, membre du comité de coordination de la CONAC, « il y a des organisations qui ont pour siège la mallette de leur promoteur, d’où la nécessité de connaitre réellement les activités à mener, les objectifs, et les réalisations de toutes les structures souhaitant appartenir à la coalition nationale de lutte contre la corruption. L’idée qui sous-tend cette posture dans le cadre des concertations initiées par la CONAC se décline en deux axes majeurs :


« Le développement d’une vision commune afin que chaque acteur sache ce que la CONAC et la Coalition attendent de lui et le renforcement des capacités des acteurs pour booster leur performances et rendre les actions plus efficaces sur le terrain »


Il faudra désormais pour la société civile montrer pattes blanches pour être partenaire de la CONAC.
Pour Jean Marie Eloundou, président national de lutte contre la méchanceté, il faut même une structuration de la société civile.


Pour certains acteurs de la société civile, il n’est pas question d’harmoniser la lutte contre la corruption. La question de la protection des sources en cas de dénonciation de corruption a également créé un climat de suspicion entre société civile et la CONAC. « Il faut que chaque partie sache ce qu’elle a à faire. Et qu’il est d’ailleurs nécessaire que la CONAC fasse savoir plutôt son plan d’action avec les objectifs et les résultats attendus. » En réalité, la société civile redoute une situation d’inféodation qui la placerait directement sous le contrôle de la CONAC. Une inquiétude que Garga Haman Adji a tenté de dissiper : « la CONAC ne peut pas vous imposer ses points de vue, a-t-il dit. » Etom Alfred qui coordonnait les échanges a souligné que « les textes constitutives de la CONAC oblige cette structure à protéger ses source ».


Pour l’instant, les rapports des organisations de la société civile sont attendu jusqu’au 15 janvier en vue de rédiger le rapport annuel 2009 sur l’état de la corruption au Cameroun
 

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Last Updated on Thursday, 10 December 2009 21:43
 
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