Hommage : Des obsèques officielles pour Ndeh Ntumazah PDF Print E-mail
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By Aboudi Ottou   
Tuesday, 02 March 2010 11:41

Le président Paul Biya a décidé lundi 01 mars 2010, des obsèques officielles pour le nationaliste Ndeh Ntumazah. Elles auront lieu le 27 mars à Bamenda, capitale de la région du Nord – Ouest.

Selon le décret du chef de l’Etat, des obsèques officielles seront organisées en l’honneur de Ndeh Ntumazah le 27 mars 2010 à Bamenda dans le département de la Mezam. Le décret parle de celui qui était jusqu'à sa mort président d’honneur de l’UPC, comme « une personnalité politique historique du Cameroun ». C’est certainement cela qui a guidé la discision de Paul Biya en cette année cinquantenaire. Et effectivement l’homme qui est décédé le 21 janvier 2010, à Londres l’est.


Même souffrant dans son lit d’hôpital Ndeh Ntumazah continué de se préoccuper de l’avenir de la nation Cameroun. Ces derniers souhaits était notamment de voir un jour les camerounais voter pour leur président, sans fraude avec la transparence et surtout sans l'influence de la France. Il souhaitait aussi voir le SCNC (ndlr mouvement sécessionniste en activité dans les régions anglophone du Cameroun) cesser ses activités sécessionnistes. Ainsi que nous confions son petit fils Napoléon Ntumazah avec qui Ndeh Ntumazah a passé ses derniers jours de vie.


Originaire de Mankon, près de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest, il y voit le jour en 1926. C’est dans cette partie du pays qu’il va passer l’essentiel de sa jeunesse. En 1950, il marque son entrée en politique par son adhésion à l’Upc où il va retrouver Ernest Ouandié et Um Nyobe, entre autres.

 

En 1955, le parti est interdit d’exercer des activités sur le territoire camerounais. Ndeh Ntumazah, crée alors un autre parti baptisé «One Kamerun Movement», en abrégé « Ok » dont-il assure la présidence. Son parti va se positionner dans le même esprit de combat dit « pour la libération du Cameroun » que l’Upc.

 

En 1962, il quitte le Cameroun pour un exil politique sous le nom de Mbarack Ben Ibrahim. Il séjourne tour à tour au Ghana, en Guinée, en Algérie et en Grande Bretagne. Son exil va durer de 1962 à 1991. À la faveur du retour du multipartisme en 1991, l’Upc est réhabilitée. Ndeh Ntumazah reprend sa carte de militant du parti d’Um Nyobe dès son retour. Il est d’ailleurs président du premier bureau exécutif en 1991 avec pour secrétaire général, Augustin Frédéric Kodock.


Entre 1990 et 1992, une grande divergence va naître entre les deux hommes. Alors que Ndeh Ntumazah décide de boycotter les élections législatives de mars 1992 en suivant le mot d’ordre de boycott lancé par la coordination des partis d’opposition, Augustin Frédéric Kodock y participe, remporte 18 sièges au parlement et rentre au gouvernement avec 4 ministres après la présidentielle d’octobre 1992. L’unité de l’Upc n’a jamais été véritablement retrouvée jusqu’à ce jour.


C’est donc un honneur mérité que la nation s’apprête à lui rendre.
 

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Last Updated on Tuesday, 02 March 2010 12:08
 
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