Rentrée sociale du gouvernement : Les travailleurs toujours aussi seuls PDF Print E-mail
User Rating: / 0
PoorBest 
By Alain Aloys Balla Balla   
Friday, 05 March 2010 13:24

La 4e rentrée sociale du gouvernement camerounais a eu lieu hier, 04 Mars 2010 à Yaoundé. Cette rencontre tripartite qui a réuni sur la même table travailleurs, patronat et gouvernement s’est placée sous le signe de la protection des travailleurs et des entreprises question de favoriser l’excellence de la croissance et du progrès.

 


La grande famille du monde des travailleurs s’est retrouvée à Yaoundé pour la 4e session de la rentrée sociale du gouvernement placée sous le haut patronage du ministre camerounais du travail et de la sécurité sociale. Cette grande rencontre a regroupé trois groupes d’acteurs à savoir : les travailleurs représentés par leurs syndicats, les organisations représentant les employeurs et l’Etat.

 

Il s’agissait de faire le bilan de leur partenariat au cours des périodes écoulées afin d’envisager les perspectives avenirs. Prenant tout d’abord la parole, les organisations syndicales se sont voulues moins conciliants. C’est le cas de l’union des syndicats libres du Cameroun (USLC) dont le président Flaubert Moussole a déclaré que cette rentrée sociale du gouvernement ne repose sur aucun pilier juridique tripartite.

 

Entre autres revendications adressées au gouvernement, l’USLC demande un projet de loi qui interdirait la privatisation des entreprises de souveraineté au Cameroun et la mise en œuvre d’une véritable sécurité sociale pour tous.

 

Pour l’union générale des syndicats libres du Cameroun (UGTC) le respect des droits fondamentaux des travailleurs n’est qu’un pauvre slogan difficilement appliqué dans notre pays. Selon Isaac Bissala, l’inspection du travail n’assure pas ses responsabilités et laisse le travailleur abandonné à lui-même.

 

Prenant des cas de figure, le président de l’UGTC a décrié l’insuffisance du personnel en service à l’inspection du travail, dénombrant seulement 35 sur l’ensemble du territoire national. Il a ajouté qu’en dehors des locaux insalubres, les délégués régionaux débordés par le travail cotent généralement les dossiers à leurs chauffeurs.

 

Hialire Tsimi Zoa, président de l’union des syndicats professionnels agricoles et activités connexes du Cameroun (USPAC), loin de partager le pessimisme de ses pairs syndicalistes a plutôt tenu à préciser que le rôle de l’administration du travail est d’assurer la protection du travailleur.

 

Pour lui, « la situation des travailleurs du Cameroun n’est pas différente de celle des travailleurs du monde et surtout des pays en voie de développement. Ce sont des pays qui se battent pour la survie (…) c’est une situation dramatique car ceux qui produisent pour leurs propres besoins ne reçoivent pas le juste prix de leurs efforts et ne bénéficient d’aucune couverture sociale. »

 

Le patronat quant à lui a trouvé le bienfondé de la 4e rencontre du genre qui permet selon le représentant du groupement inter patronal du Cameroun, GICAM, de résoudre les incompréhensions qui ont cours dans le monde du travail.

 

Le ministre Robert Nkili, en clôturant les travaux a plutôt prescrit la promotion du dialogue social qui, selon lui engendre un climat serein en entreprise. Il a par ailleurs annoncé la création très prochaine de plusieurs structures de sécurité sociale.
 

Comments (0)
Write comment
Your Contact Details:
Comment:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Please input the anti-spam code that you can read in the image.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
 
  • Latest News
  • Most Popular
  • Most Commented