| Françafrique : Non au pillage des ressources naturelles |
|
|
|
| By Abel Thierry Onana | |||
| Friday, 01 April 2011 12:23 | |||
|
Des intellectuels camerounais dénoncent la main basse de la France sur le sous-sol de ses anciennes colonies africaines avec en toile de fond le cas de la Côte d’ivoire et de la Libye.
C’est vers 1960 que la France a commencé l’exploitation des ressources naturelles des pays africains qu’elle dirigeait, et qui étaient en train d’accéder à l’indépendance. Il s’agit entre autres, de l’uranium du Niger et du Gabon, du pétrole de l’Algérie et Cameroun, etc. Des ressources qui lorsqu’elles ne sont pas recueillies gratuitement sont achetées le plus souvent à près de 40% en moins des prix du marché mondial. C’est le cas par exemple de l’uranium du Niger.
Toutes ces révélations sont faites par le Pr. Enoh Meyomesse au court d’une conférence-débat qui s’est tenue hier après-midi au Djeuga Palace à Yaoundé. Cet échange est le deuxième du genre, organisé sous le vocable de « Grande palabre », par le groupe Samory, éditeur de Germinal et de Harmattan Cameroun.
L’objectif des organisateurs est de faire la lumière sur l’activisme occulte des grandes puissances, notamment la France qui considèrent l’Afrique comme un enjeu stratégique et qui pillent les richesses sous le prétexte de démocratisation et de protection des populations civiles ». Les cas de la Côte d’Ivoire et de la Lybie sont plusieurs fois évoqués à titre d’illustration actuelle.
Des dirigeants complices
La France utilise les africains pour combattre leurs propres frères. C’est une affirmation du politologue Eric Mathias Owona Nguini, autre panéliste de la palabre. Ici, le cas d’Alassan Ouatara de Côte d’ivoire est une fois de plus remis sur le plateau. Pour l'universitaire, cet homme qui combat Laurent Gbagbo avec le soutien de la France ne pourra rien faire pour son pays. Car il va payer chère la dette de son accession au pouvoir. Ce sont, il faut le dire encore, les ressources naturelles du pays qui vont en pâtir.
Dans la même veine, Enoh Meyomesse, ajoute que les dirigeants africains sont en majorité liés sur le plan idéologique avec les puissances européennes qui mettent souvent les moyens pour permettre leur arrivée au pouvoir. Ces moyens sont entre autres militaires, financiers et politiques. C’est donc ainsi que se construisent des réseaux d’influence entre les copains de la France pour soutenir la métropole au détriment toujours des populations.
Pour abonder dans le même sens, Roger Kaffo Fokou, homme de lettre et troisième intervenant de la palabre, va plus loin en affirmant qu’il « y a une alliance extraordinaire entre les dirigeants du Nord et ceux du Sud au détriment de leur peuple. » Ce dernier ajoute que tous les changements qui se font ne sont pas au profit du peuple.
Sortir de l’étau est possible
Pour le Dr. Mathias Owona Nguini, il n’y aura pas de véritable autonomie qui ne soit panafricaine. Et la première condition pour les pays africains membres de la Françafrique serait de sortir de la zone franc, car argue le conférencier, aucun Etat de cette zone ne sera jamais développé avec quel que leader que ce soit. Dans ce groupe tous les mécanismes mis en place neutralisent les éléments de la, souveraineté africaine.
L’Union Africaine serait donc à repenser au sens de la conception de Nkuame Nkruma selon Enoh Meyomesse. Elle ne doit plus être l’union des chefs d’Etats, mais l’union des peuples. C’est la révolution qui doit s’effectuer au niveau des leaders de notre continent. Ces derniers doivent en plus diversifier leurs partenariats pour permettre la concurrence entre les offres des puissances occidentales.
En ce qui concerne les populations, une autre révolution doit se faire au niveau des mentalités. Il faut en finir avec le complexe d’infériorité et le fatalisme chez les africains. L’indépendance de la pensée est à promouvoir afin d’aboutir à l’autonomie de la puissance sur le plan métaphysique.
La victoire viendrait du fait qu’il n’existe aucune zone exclue du pouvoir de gestion du monde d’après Owona Nguini. Ce dernier estime que les populations sont les principales forces de pouvoirs des pays. Et lorsqu’elles choisissent une orientation, il est difficile de ne pas la suivre.
|
- Latest News
- Most Popular
- Most Commented
-
23 May 2012 16:11
Défilé du 20 mai : Jean de Dieu Momo trahit le G7
[Politic->Partis politiques] -
23 May 2012 14:09
Tracts pro-Marafa : Le syndrome atteint Yaoundé
[Social->Pool social] -
18 May 2012 14:30
Football : Semengue déclare la guerre aux clubs
[Sports->Elite one] -
17 May 2012 19:24
FECAFOOT : La grande purge de Iya
[Sports->Lions indomptables] -
17 May 2012 19:24
Omam Biyick : «Impossible de faire marche-arrière»
[Sports->Old glories] -
16 May 2012 18:02
Concert de P-square : MTN cède au chantage
[Culture->Musique] -
16 May 2012 13:28
Nominations : Camerounactu.net a son rédacteur-en-chef
[Communication->Media] -
16 May 2012 12:46
Immigration : L’espoir Hollande
[International->Africa] -
16 May 2012 11:56
Ekindi annonce à son tour le boycott du 20 mai
[Politic->Partis politiques] -
15 May 2012 17:39
Abah Abah inculpé pour « évasion aggravée »
[GENERAL->Flash]
-
Cameroun : Adopter un enfant, comment faire ?
[59
]
-
Samuel Eto’o Fils au centre d’un scandale sexuel ?
[37
]
-
L’Université virtuelle d’Afrique centrale fonctionnelle
[31
]
-
KOFFI OLOMIDE est-il mort ?
[23
]
-
Douala : Une camerounaise assassinée par son français d’époux
[23
]
-
Un nouvel entraineur à la tête du Canon de Yaoundé
[19
]
-
Mondial 2010 / Affaire Milla - Eto'o: La lettre de Samuel Eto'o
[18
]
-
Opération Epervier: Catherine Abena aux arrêts
[17
]
-
Mondial 2010: Les 30 présélectionnés de Paul Leguen
[16
]
-
Crash de Mbanga Pongo : Les pilotes responsables de l’hécatombe
[16
]









