Yaoundé : Un festival fait peur aux autorités PDF Print E-mail
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By Abel Thierry Onana   
Wednesday, 13 April 2011 17:27

Le 1er festival international du film des droits de l’homme de Yaoundé a été interdit par le préfet du Mfoundi.

 

Les 12 films qui devaient être projetés dès hier mardi 12 avril, portent en majorité sur des thèmes tels que la démocratie, le mode d’emploi des révolutions, la justice internationale entre autres. Des illustrations sont faites à partir des exemples comme le Burkina-Faso de Thomas Sankara, la démocratisation de l’Europe de l’Est ou encore la RD Congo et l’Ouganda.

 

Des thèmes et des illustrations jugées très forts par les autorités d’après les informations recueillies auprès du responsable du festival chargé des relations avec les médias, Paul Kouomo. Ces projections qui devaient être suivies par des débats interactifs étaient prévues au Centre culturel François Villon et à la Bénoué au quartier Elig Edzoa de Yaoundé.

 

C’est le préfet du Mfoundi Jean Claude Tsila qui a suspendu l’autorisation de manifestation par un message porté parvenu aux organisateurs du festival 30 minutes avant le début du festival, révèle Mélanie Barreau, coordonnatrice générale d’alliance ciné, l’une des deux structures organisatrices.

 

Les raisons officielles sont d’une part, que l’association Alliance Ciné qui est française n’est pas reconnue par les autorités camerounaises. Il en est de même pour son homologue, l’Association internationale Koffi Annan basée à Bafoussam et ne disposant pas de récépissé de légalisation. Cette dernière structure est portée vers la défense des droits de l’homme.

 

L’autre raison de la suspension est liée aux visas que n’auraient pas obtenus les 12 films, objets de visionnage au cours de ce festival. Paul Kouomo, assure pourtant qu’après une demande de visa effectuée auprès du comité de visionnage du minstère de la culture, des visas provisoires ont été donné en attendant confirmation.

 

Pour l’heure, des démarches sont en court au ministère de la culture pour que la suspension du préfet soit levée. Et à l’avant des négociations s’active Vincent Mercier, l’un des responsables d’Alliance Ciné.

 

Un contexte peu favorable

 

Même s’il trouve la réaction des autorités camerounaise un peu excessive, le responsable des relations avec les médias relativise sur le caractère incitatif des films.

 

D’après lui, même le responsable du comité de visionnage du ministère de la culture a reconnu que les œuvres sujettes à controverses n’avaient rien de dérangeant.

 

Paul Kouomo affirme tout de même comprendre le contexte sensible avec l’instrumentalisation de la jeunesse dans certains pays africains. Il refuse de ce fait que les blocages dont ils sont sujet de la part des autorités camerounaises, soient récupérés à des fins de manipulations politiques. Ce dernier propos vise à désolidariser le festival de toute idée ou acte de contestation sociale.

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Last Updated on Thursday, 14 April 2011 15:57
 
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