Climat Politique: Tumi suggère la prise du pouvoir par la force PDF Print E-mail
User Rating: / 0
PoorBest 
By Aboudi Ottou   
Thursday, 16 June 2011 00:33

« La Bible autorise la prise du pouvoir par les armes ». Cette petite phrase de l’archevêque émérite de Douala a laissé pantois tous les invités venus prendre part à la dédicace de son dernier ouvrage « Ma foi : un Cameroun à remettre à neuf », ce mercredi 15 juin 2011 à Yaoundé.

Le prélat n’a pas trahi sa réputation. Celle de « subversif » que lui ont collé l’administration et une partie de l’opinion camerounaise depuis les années 1970. Hôtel Djeuga palace de Yaoundé. Alors que la cérémonie de dédicace de son dernier ouvrage « Ma foi : un Cameroun à remettre à neuf » s’achève, il est invité par Peter Essoka, le modérateur des échanges à dire un dernier mot.

 

Le cardinal Tumi indique que son dernier propos sera axé sur ses ambitions politiques, tant beaucoup de questions à lui adressées tournaient autour de cette question. Morceaux choisi : « Cardinal, « Ma foi : un Cameroun à remettre à neuf », n’est – il pas votre programme politique pour 2011 ? », « votre refus de vous présenter à la présidentielle de 2011 n’est pas une démission de vos responsabilités ? ».

 

L’assistance est tout ouïe. « Si j’étais un civil je devais conquérir le pouvoir pour mettre en œuvre mes convictions politiques ... Il y a des laïcs compétents pour gouverner ce pays. Mais ils ont peur… Peur d’oser proposer leur philosophie de vie… Je n’ai plus cette ambition, je suis déjà très vieux », lâche Christian Tumi, avant de prendre un virage à 180 degrés.

 

« Je ne vous demande pas d’agir. Mais vous savez, quand vous n’arrivez pas à chasser un dictateur par les urnes, la bible autorise qu’on l’écarte par la force des armes ». Il précise par la suite qu’il faut que cinq conditions soit réunies. Sans pour autant les citer, l’homme de Dieu avertit qu’elles sont difficiles à rassembler.

 

Coup de froid dans la salle. Les responsables de partis politiques, les députés, anciens ministres et diplomates présents dans la salle se regardent ébahis. Chacun veut s’assurer d’avoir bien compris. Comme pour rassurer tout le monde, Tumi temporise, « mais l’église opte pour la paix et dans notre pays je ne pense pas qu’on en soit là », conclut l’ancien évêque de Yagoua.

 

Mais les personnes qui se dirigent en file indienne vers le cardinal pour faire dédicacer leur livre continuent de s’interroger sur ce qu’ils viennent d’entendre. Surtout que le contenu du livre n’en n’est pas moins sévère. Les 271 pages de « Ma foi : un Cameroun à remettre à neuf », décrivent un Cameroun en pleine dérive miné par tout les maux, dont le plus sévère, selon l’auteur, est la corruption.

 

Une situation forcement imputable, ne serait-ce qu’en partie, aux autorités actuellement en place à Yaoundé. Et donc, à leur chef, Paul Biya, qui dirige le pays depuis bientôt trente ans.

Comments (0)
Write comment
Your Contact Details:
Comment:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Please input the anti-spam code that you can read in the image.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Last Updated on Friday, 17 June 2011 10:18
 
  • Latest News
  • Most Popular
  • Most Commented