John Fru Ndi : « Nous restons la principale force politique au Cameroun » PDF Print E-mail
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By Francis Sabikanda   
Wednesday, 26 May 2010 13:10

A l’occasion du 20ème anniversaire de son parti politique, le chairman du Sdf parle de la vie de ce parti, de son avenir politique et des relations avec le gouvernement.

 

 

C’est le quotidien privé Mutations qui a réalisé cette interview avec le président national du Social Democratic Front. Hier déjà, le journal avait consacré une édition spéciale dans laquelle étaient passés au scanner les 20 ans de vie de cette formation politique. De l’analyse du journal, le parti avait énormément régressé et avait laissé sur la route de nombreux déçus. Et la responsabilité de cet échec était imputée à John Fru Ndi.


Le chairman lui, rétorque que : « Pour ceux qui pensent que le Sdf n’est que l’ombre de son passé, tout ce que nous réclamons c’est une Commission électorale indépendante, qui va donner les mêmes chances aux acteurs du jeu politique, à travers l’organisation des élections libres, justes et transparentes. A partir de-là, vous pouvez jauger objectivement la force de frappe du Sdf ».


S’il reconnait qu’en terme de représentation dans les mairies ou à l’assemblée nationale, le parti a régressé, il impute toutefois cette régression au « caractère sophistiqué de la machine de fraude du gouvernement aux élections au fil des ans ».


Au sujet de l’article 8 alinéa 2 qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, il répond que cet article n’est pas une guillotine. « Il a affaire avec la perte de la qualité de membre, à travers ses activités et déclarations, qui discréditent ou entraînent le parti dans un discrédit », poursuit-il.


Les relations avec le Rdpc


Après avoir dit une énième fois qu’ « en 1992, le candidat du Sdf avait gagné la présidentielle », John Fru Ndi parle des contacts que son parti a eu avec le parti au pouvoir.

 

« Le Rdpc nous a invité aux pourparlers, une fois. Mais, s’était intéressé à nous voir entrer au gouvernement. Ils ont refusé l’entretien autour des préoccupations politiques et économiques de l’heure, lesquelles affectaient la vie de la nation. Ça veut dire qu’il n’y avait aucun programme. Nous étions donc obligés d’annuler ces pourparlers, parce que nous ne pouvions pas faire partie d’un gouvernement où nous ne saurions influencer la politique ou encore moins apporter un changement ».

 

Et le chairman de poursuivre : « Notre présence dans un gouvernement ne pourrait être possible que sur la base d’un gouvernement transitoire avec un programme bien ficelé, un avenir bien défini, dans un délai déterminé ».

 

La présidentielle de 2011

 

Concernant sa participation ou non à l’élection présidentielle de 2011, il se veut sceptique, en demandant à son tour s’il y aura des élections en 2011.

 

Néanmoins, il déclare que la décision ne lui appartient pas. Car dit-il, « Pour n’importe quelle élection, le Sdf s’en tient au processus des primaires. Personne dans le parti ne peut ainsi se targuer d’être candidat sans être passé par ce processus-là ».

 

Continuant d’habiter la tenue du parfait leader politique, il révèle concernant son avenir, que « quand le moment viendra de passer le bâton de commandement, le parti sera en mesure de me le dire ».

 

Celui qui dit n’être pas en politique pour de l’argent lance : « Aller au Parlement ou devenir maire, serait une distraction pour moi ».

 

Il remet sur la table le problème de la candidature unique de l’opposition et déclare que la solution est plutôt l’institutionnalisation d’un corps de gestion des élections crédibles et indépendantes.

 

 

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