Kodock, un upéciste de mauvais aloi PDF Print E-mail
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By Guy Zogo   
Tuesday, 20 December 2011 11:01

Au- delà des honneurs du pouvoir à son allié traditionnel, le leader de l’Upc K laisse le souvenir d’un militant qui aura contribué à la décrépitude du parti nationaliste.

Augustin Frédéric Kodock a eu droit à des obsèques officielles avec tous les honneurs du Rdpc et de son secrétaire général en personne. Jusqu’au bout, l’alliance entre le secrétaire général de l’Upc K et le pouvoir aura fonctionné à merveille étalant au grand jour une collusion essentiellement préjudiciable à l’Upc.

 

Pour s’accrocher à un fauteuil de Sg de l’Upc unifiée qu’il revendiquait en vain, Augustin Frédéric Kodock n’aura pas hésité à s’allier au Rdpc, quitte à ramener ce parti historique à sa plus simple expression politique.

 

Figure furtive du front de l’opposition qui appelait au départ de Paul Biya du pouvoir au début des années 90, il en avait récolté des dividendes avec 18 sièges au parlement lors des élections législatives de mars 1992. Pourtant, Augustin Frédéric Kodock n’allait pas tarder de virer de bord. Subjugué par l’alliance entre le Rdpc et le Mdr de Dakolé Daïssala, il sacrifia sans hésiter les idéaux de l’Upc pour faire attelage avec le parti au pouvoir, se coupant de la base du parti pour ne fonctionner qu’en chef de faction. Au fil des ans, l’Upc se délita au point d’avoir complètement disparu aujourd’hui du parlement et des municipalités.

 

Intérêts personnels

 

La grande faute d’Augustin Frédéric Kodock est d’avoir, de son propre chef, pour ses seuls intérêts personnels, dans un contexte moins hostile à l’Upc pour la première fois depuis l’indépendance du Cameroun, choisit de déconstruire davantage ce parti. En effet, ni la fraude grossière aux élections de l’Atcam en 1952 qui priva le parti de Um Nyobe de sièges ni l’interdiction de l’Upc en juillet 1955, visant à l’écarter des législatives de 1956 prémisses de l’autonomie du Cameroun, encore moins l’assassinat des cadres n’étaient plus de mise.

 

Au lieu d’en tirer profit pour redonner vie à l’idéal des pères fondateurs de l’Upc, Augustin Frédéric Kodock préféra la voie de la médiocrité politique, refusant ainsi d’entrer dans l’Histoire .Une preuve supplémentaire de la justesse du jugement jadis de Félix Rolland Moumié qui l’avait exclu de l’Upc pour avoir refusé de se rendre au Congo Belge en soutien à Patrice Emérite Lumumba dans son combat. A cette époque, ses études en économie à l’Université de Toulouse lui importaient plus que le combat politique. Telle fut toute sa trajectoire politique : d’abord et toujours marquée par ses intérêts personnels au détriment de la cause générale.

 

Depuis sa mort, certains à l’Upc, méprisants à l’endroit de l’histoire essayent de l’adjoindre aux figures des leaders emblématiques de ce parti. Il s’agit d’un mauvais mélange des genres. Il n’y a plus qu’à espérer que l’Upc se trouve enfin un leader digne de ce nom. Le dernier à avoir réuni ces qualités fut Ndeh Ntumaza dont Kodock tenta en vain de récupérer à son profit les obsèques. L’Upc mériterait bien cette issue heureuse à sa tête, après tant de sacrifices pour le Cameroun.

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Last Updated on Tuesday, 20 December 2011 11:34
 
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