Cameroun: les élèves replongés dans leur culture PDF Print E-mail
User Rating: / 0
PoorBest 
By Carole Prudence Tientcheu (stagiaire)   
Friday, 23 April 2010 18:52

C’était à l’occasion de la Journée Internationale des Arts et de la Culture à l’école, célébré ce 23 avril 2010.


C’est par l’hymne nationale, exécuté par les élèves du lycée technique de Bafoussam en langue « Guemba’a », que les festivités en salle ont démarre.

 

Puis suivrons, les danses « Esewe, Samali et Bakwari » exécutées respectivement par les élèves des lycées de Japoma, Technique de Bafoussam et Cetic de Bova de Buea ; un sketch sur « la dote chez les Besti » interprété en langue Betsi, par les élèves de 6ème et 5ème du lycée Général Leclerc.

 

On apprendra alors que pour prétendre épouser une fille Betsi, il faut avoir une bourse conséquente, capable d’acheter des pagnes, du vin rouge, des machettes, des houes, de la morue et bien évidement, être à capable faire toute la volonté de la belle famille.

 

Véritable immersion dans la culture camerounaise. Normal la journée est Placé sous le thème : « art et la culture facteur d’épanouissement de l’apprenant ». A ce sujet Mme Mpoudi Ngolle Evelyne, Inspecteur Pédagogique chargée des arts, langues et cultures nationale au ministère des Enseignements Secondaires dira: « c’est soucieux de réanimer une culture que certains ont tendance à oublier, permettre à l’élève d’exprimer toutes ses potentialités et monter l’importances de la culture dans le devenir des peuples que nous sommes là ».

 

Le génie créateur

 

Mais avant il ya eu la visite des différents stands. Ici, ce sont deux stands qui frappent l’attention des visiteurs.

 

Le premier, « la poubelle » du lycée bilingue de Bafoussam, que représente la jeune Kengne Sorel de la première A4 espagnole, donne à voir et à toucher des tableaux fait à base de la pâte à papier, des capsules de bières, coquillages d’escargots et des cauris. Cette élève spécialisée dans la récupération des objets usagés, se sert également de vielles lampes tempêtes qu’elle réhabilite pour en faire des lampes de chevet.

 

La seconde attraction, est le stand de l’Association Nationale des Langues Camerounaises. Elle n’est pas représentée par des élèves et sa présence dans cet événement à selon Mbala Cécile une explication importante : « Pour mieux acquérir sa culture, il faut passer par sa propre langue. C’est dans ce sens que nous développons le matériel didactique pour les aider à évoluer. La preuve, la filière langue et culture nationale existe déjà à l’ENAM et nous expérimentons déjà cet apprentissage dans les classes de sixième et cinquième à l’exemple du collège de la Retraite ». Le Cameroun compte même déjà 80 langues nationales qui ont un abécédaire.


 

Comments (0)
Write comment
Your Contact Details:
Comment:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Please input the anti-spam code that you can read in the image.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
 
  • Latest News
  • Most Popular
  • Most Commented