Examens officiels : Des syndicats accusent le pouvoir de grossir les résultats PDF Print E-mail
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By Antoine Zanga   
Thursday, 22 July 2010 10:28

Pour le syndicat national autonome de l’Education et de la Formation les résultats du baccalauréat de l’enseignement général cette année sont loin de refléter la réalité.


Dans la nuit du 15 juillet 2010, des cris de joie s’élèvent des chaumières et brisent la calme de la nuit qui règne dans la ville de Yaoundé. Raison, les résultats du baccalauréat sont lus au poste national. Cette année, la joie semble plus grande que l’an passé.


Cette impression se confirme le lendemain avec la publication du pourcentage de réussite : 58,94% de taux de réussite, un véritable record par rapport aux 55,23% de l’an dernier. En plus, c’est la première fois que toutes les dix régions vont au-delà de 50% chacune. Ce qui fait donc 41.444 nouveaux bacheliers au Cameroun.


Des résultats contestés


Juste après la publication de ces résultats des voix ont commencé à s’élever. Le quotidien Mutations dans sa parution de ce jeudi 22 juillet 2010 publie la réaction du secrétaire général du Syndicat National Autonome de l’Education et de la Formation. Maurice Phouet Foé, pense que les résultats ne reflètent pas la réalité sur le terrain.


Les effectifs pléthoriques, la démotivation des enseignants, le mauvais encadrement des élèves sont entre autres problèmes qui ne peuvent pas permettre un tel taux de réussite. Le syndicaliste explique aussi que les évaluations séquentielles effectuées le long de l’année scolaire n’ont pas donné une telle tendance.


Des effectifs gonflés chaque année
 

La performance obtenue au baccalauréat cette année « reflète l’intention des pouvoirs publics qui veulent donner aux résultats un visage positif » indique Maurice Phouet Foé, pour qui, ce sont des résultats politiques.


Pour lui, les élèves ne sont pas reçus avec 10 de moyenne à l’examen mais, à partir de 8 de moyenne. Certaines informations font état de ce qu’on est même parfois allé en deçà de 8.Le principe consistant à ajouter des points gratuitement aux candidats.


Maurice Phouet Foé affirme même que le ministre Adamou Ndam Njoya en son temps a voulu mettre fin à cette pratique, devenue normale, et intégrer des enseignements de qualités pour des résultats de qualités. Mais les défenseurs du moindre effort lui ont barré le chemin.


Le gonflage des effectifs serait plus pratiqué à des périodes qui présentent un intérêt politique avéré. C’est le cas des échéances électorales. Et là nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle de 2011…

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