Enseignement de base : Menace de boycott sur le Cep PDF Print E-mail
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By Abel Thierry Onana   
Thursday, 05 May 2011 12:27

Un syndicat d’instituteurs a organisé un point de presse hier 04 mai 2011 à Yaoundé pour annoncer son intention de maintenir la grève annoncée depuis le 31 mars.

 

Les instituteurs restent fermes sur leur intention de grève annoncée depuis le 31 mars dernier. Prévue démarrer le 09 mai prochain par l’arrêt des cours, le mouvement pourrait s’étendre aux 14 et 15 juin, dates de l’examen du Cep, au cas où aucune solution à leur problème n’est trouvée.

 

C’est ce qu’on peut retenir comme élément principal du point presse tenu hier en matinée par le Syndicat national unitaire des instituteurs et professeurs des écoles normales (Snuipen).

 

La motivation de cette communication vient du fait que certains syndicalistes dont ils dénoncent l’affairisme, sont en train de négocier en ce moment avec des responsables du ministère des enseignements secondaires (Minesec). Le but de cette rencontre selon les revendicateurs est d’empêcher la grève, sans que les problèmes ne soient résolus.

 

Les membres du (Snuipen) dénoncent les pratiques de ces « syndicats administratifs », sans aucune base, qui sont en situation rentière et vivent de la souffrance des enseignants. Leur mission selon le syndicat unitaire, est de démobiliser les enseignants et les amener à la résignation. « Boutons-les hors de nos écoles », peut-on lire dans le document d’appel à mobilisation.

 

Le secrétaire général de ce syndicat, Laurent Essomba, déclare que ce genre de manœuvres s’apparente à un complot de l’Etat pour tuer les enseignants.

 

En réaction à un éventuel communiqué que pourrait accoucher la rencontre entre les responsables du Minesec et ces syndicalistes dits d’accompagnement, le Snuipen entend saisir la présidence de la République, le Premier ministère, la Conac ainsi que la Commission nationale des droits de l’homme pour une dénonciation.

 

La bataille doit donc aller jusqu’au bout, car les enseignants qui se plaignent, estiment avoir fait des efforts suffisants de leur côté. Ils pensent avoir été très patients, car le statut particulier régissant leur profession a été adopté depuis 2000. Et à ce jour, aucune des résolutions y figurants n’est encore appliquée. Si les élèves ne composent pas l’examen qui sanctionne la fin du cycle primaire cette année, ce sera uniquement la faute de l’Etat, disent-ils.

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Last Updated on Thursday, 05 May 2011 12:43
 
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