Yaoundé : Le propriétaire de l’immeuble effondré n’avait pas de permis de bâtir PDF Print E-mail
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By Francis Sabikanda   
Wednesday, 11 August 2010 11:26

Le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé affirme qu’une mise en demeure lui a été adressée il y a plus d’un an.


Ainsi donc le propriétaire de l’immeuble de six niveaux qui s’est écroulé lundi dernier à Elig-Essono et qui n’a heureusement pas causé la mort d’hommes, était un hors-la-loi.


Dans une interview accordée à Cameroon Tribune et publiée dans l’édition de ce jour, Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, a donné des précisions sur la situation administrative de ce chantier.


Absence de permis de bâtir


Jean Marie Abouna, le président de la fédération camerounaise de tennis qui serait d’après plusieurs sources le propriétaire de l’immeuble, ne disposait pas à en croire Tsimi Evouna, de permis de bâtir.


Le super maire de Yaoundé affirme avoir signé lui-même, en date du 22 juin 2009, une mise en demeure adressée à ce dernier et dans laquelle il lui demandait de régulariser sa situation.


M. Abouna qui non seulement n’a pas payé l’amende de 500.000FCFA qui lui a été infligée pour ce défaut de permis, n’est pas allé régulariser sa situation après les 21 jours accordées pour le faire.


Le délégué déclare que cet immeuble était donc susceptible d’être rasé à tout moment par ses services.


Raisons de l’effondrement


Pour l’heure, les causes de cet effondrement soudain ne sont pas connues. A la communauté urbaine de Yaoundé, les équipes des services techniques sont encore en pleine enquête.


L’heure est donc aux supputations et la majorité des personnes penchent pour un non-respect des normes de construction. Une thèse que les témoignages de quelques manœuvres de ce chantier semblent confirmer.


Christian l’un d’eux nous a fait savoir que plusieurs équipes travaillaient pour ce chantier. Chaque étage accueillait une nouvelle vague d’employés, « pas toujours qualifiés pour le travail »


Ce dernier a par exemple été surpris de la facilité avec laquelle des électriciens venus installés les fils électriques, perçaient des trous dans les dalles. « Il leur suffisait de frapper un peu pour percer la dalle. Pourtant cela se fait normalement à l’aide d’un burin », déclare-t-il.
 

En attendant les résultats de l’enquête, on est en droit de s’interroger sur ce que font les autorités pour s’assurer du respect des normes de construction dans nos villes, où les immeubles poussent comme des champignons. Surtout que c’est le deuxième effondrement d’immeuble dans la capitale en l’espace de cinq mois.
 

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Last Updated on Wednesday, 11 August 2010 13:15
 
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