Drogues : Le Cameroun plaque tournante de la sous-région PDF Print E-mail
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By Dorine Temeching   
Friday, 25 June 2010 11:13

Selon la police la drogue entre au Cameroun par toutes les voies, en plus de l’importante quantité déjà cultivé sur place.


A en croire le ministre de la Santé publique André Mama Fouda qui a procédé ce jeudi matin à la cérémonie de commémoration de la journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, le Cameroun est passé de pays de transit à pays de destination, de consommation et de culture de la drogue.


Depuis quelques années, c’est la plaque tournante dans la sous-région. Plus de 10% de personnes y ont déjà goûté à la drogue. Le phénomène gagne les rues, les campus, les lycées et collèges.


« Ces drogues entrent en terre camerounaise par voies aérienne, terrestre et maritime », précise Félix Bourssamon, le chef service des enquêtes et des expertises à la direction de la police judiciaire. Il s’agit des drogues dures (cannabis), la colle et la marijuana.


Selon le site d’information www.cameroon-info.net, en 2007 les autorités camerounaises ont saisi 2083 grammes de cocaïne d’une valeur de 230 millions de Fcfa à l’aéroport international de Douala. Selon le même site, cette substance qui est passé par la France, provenait du Brésil.


La chute des cours des cultures de rente traditionnelles a orienté certains villageois vers la culture du cannabis, a indiqué le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD). La ville de Kumbo semble devenir la plaque tournante. Et pourtant, il existe des textes qui interdisent la culture, la détention et l’exploitation de la drogue au Cameroun.


Au cours de la célébration l’année dernière de cette journée, le patron de la santé a révélé que « les actes de violence, les accidents de la route et autres actes criminels sont souvent la conséquence de l'abus des stupéfiants ».


Pour éradiquer le fléau, le gouvernement a créé le CNLD et des unités spécialisées de lutte antidopage dans plusieurs institutions publiques.


Malheureusement, le Cameroun ne dispose pas encore de centre agréé pour la prise en charge des toxicomanes.
André Mama Fouda demande au comité de tenir une réunion statutaire dans les meilleurs délais pour véritablement combattre le fléau.


A la fin de la cérémonie, le Minsanté a procédé à la destruction symbolique de quelques stupéfiants. Signe que la guerre est déclarée contre ce fléau ? Rien n’est moins sûr.
 

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