Yaoundé: Une grève des call-boxeurs réprimée PDF Print E-mail
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By Carole Prudence Tientcheu   
Friday, 05 November 2010 11:20

La marche baptisée « jeudi on en a marre, trop c’est trop » qui devait partir du lieu dit Sonel centrale de Yaoundé à la primature le 4 novembre 2010, a été empêchée par les éléments du commissariat central n° 1. Ladite marche a été initiée par le Syndicat national de la communication (Synacom).

 

C’est sous un soleil accablant et vêtu aux couleurs vertes du syndicat, qu’une multitude de call-boxeurs ont répondu présent à l’appel du président Pierre Louis Charles Auguste Mouangue.

 


A peine les manifestants ont-ils traversé le rond point de la poste centrale qu’une horde de policiers avec à leur tête un des hauts gradés du commissariat central n°1 de la ville de Yaoundé, ont tôt fait de mettre un terme au mouvement.


Les manifestants sont priés de prendre place dans le car de police pour assister à une réunion organisée par le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. Après moult hésitations, le président du Synacom et certains call-boxeurs capitulent et sont conduits non pas à la communauté Urbaine de Yaoundé mais au commissariat central.


Une fois au commissariat, conscients du danger, trois call-boxeuses réussissent à tromper la vigilance des policiers et prennent la clé des champs. Une, moins chanceuse, a reçu pour refus d’obtempérer, un coup de poing en plein visage. « Mado » comme on l’appelle à l’avenue Kennedy, a longuement saigné du nez et se plaint d’un mal de tête atroce. Le président du Synacom compte porter plainte pour abus d’autorité.


Après un peu plus d’une heure de discussion entre les deux parties, les syndicalistes ont été relaxés sans qu’aucune réponse ne soit apportée à leurs revendications.


Les call-boxeurs de Yaoundé dans un préavis de grève adressé au ministère du Travail et de la Sécurité sociale le 19 octobre 2010, dénoncent la violation de leurs droits, le racket et les abus sexuels dont sont essentiellement victimes les filles qui opèrent dans ce milieu et le fait qu’ils sont taxés par le délégué du gouvernement d’allogènes.

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Last Updated on Monday, 08 November 2010 10:39
 
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