Cameroun : Cohabitation à double clivage entre Camerounais et chinois PDF Print E-mail
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By Jean-Marie Nkoussa   
Wednesday, 12 January 2011 18:45

Au delà des accords de partenariats économiques signés en 40 ans de coopération, les rapports qu’entretiennent les ressortissants des deux Etats au quotidien, sont à la fois agréables et conflictuelles.

 

Nous sommes au palais Polyvalent des sports de Yaoundé, le dernier fleuron qui symbolise le quarantenaire des relations entre l’Empire du milieu, et le pays de Paul Biya. Ici, camerounais et chinois cohabitent depuis de nombreuses années. L’entrée de l’impressionnante architecture, habillée par les drapeaux des deux pays ne trompe pas sur l’ambiance qui y règne.

 

« Ici, nous vivons en parfaite harmonie avec les chinois », affirme une responsable de la structure. La dame, la quarantaine sonnée, indique que le seul problème qui existe entre les deux communautés est celui de la communication, car « ils ne parlent pas, et comprennent parfois mal le français ».

 

Pendant que nous conversons, trois chinois viennent à passer. «S’il vous plaît», les interpellons-nous. Mais, comme s’ils s’étaient passé le mot, les compatriotes des Hu Jintao, ignorent complètement notre appel. Amusée, Notre interlocutrice nous explique qu’ « ils sont comme ça, pas très bavards ».

 

Non loin delà, nous faisons une halte au marché central, dans une boutique qui fait dans la commercialisation du téléphone portable. L’entreprise est tenue par des camerounais, mais c’est un chinois qui en est le responsable. « Le boss » comme on l’appel ici, est très apprécié de ses employés. « C’est quelqu’un qui est à l’écoute de ses collaborateurs et sait comprendre les problèmes des uns et des autres », lance employée de la structure.

 

Un qui a connu beaucoup moins de réussite avec les chinois, c’est Gérard. Ouvrier dans une entreprise chinoise de construction, le jeune homme dit garder un mauvais souvenir de ses premiers rapports avec les ressortissants de ce pays de l’Asie du Sud-Est. « Un chinois m’avait renvoyé de sa boutique parce qu’il me soupçonnait d’y avoir monté un coup de vol ».

 

Gérard avait même décidé de ne jamais plus travailler pour une société chinoise, mais il a été rattrapé par la triste réalité. « J’ai changé d’avis parce qu’ils sont actuellement parmi ceux qui emploient le plus de jeunes ».

 

Il serait cependant erroné de penser que les relations entre chinois et camerounais, sont complètement roses. Celles-ci sont parfois émaillées d’incidents.

 

En plus d’ « envahir l’espace » pour reprendre l’expression d’un vendeur ambulant, certains chinois en viennent déjà à frapper des camerounais.

 

Le dernier exemple en date vient de la ville de Kribi, où un camerounais a été bastonné par un chinois, le 08 janvier 2011. Le bourreau, a aussitôt pris la fuite pendant que sa victime était conduite dans une formation hospitalière de la place. Et des cas comme ça, on en dénombre par dizaines.

 

Comme on le voit donc les relations entre chinois et camerounais ne sont pas un long fleuve tranquille. Peut-être aussi, la preuve du caractère humain de celles-ci.

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Last Updated on Thursday, 13 January 2011 08:15
 
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