| Transport interurbain : L’incivisme regagne du terrain |
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| By Charles Tchagnéno | |||
| Monday, 01 August 2011 11:07 | |||
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Après les campagnes récentes, très médiatisées, de contrôle routier et autres mesures de sécurisation des usagers de la route, les transporteurs ont repris leurs habitudes.
Surcharges, Excès de vitesse, conduite en état d’ivresse, … Tels sont les comportements qui rythment déjà le trafic routier interurbain, quelques semaines seulement après la fièvre des contrôles répressifs très médiatisés de juin dernier, ou plus récemment encore, la suspension (levée) des voyages de nuits par le ministre des transports.
Gare routière de Bafoussam ce dimanche 31 juillet 2011. Des foules de passagers font des va-et-vient dans différentes agences de voyages à destination de Douala et de Yaoundé. Objectif, dénicher l’agence qui offre le tarif le mieux abordable. Et pour cause. Ici, les tarifs n’obéissent à aucune règlementation. Ils varient d’une agence à l’autre, et évoluent au rythme de la demande de plus en plus forte. De 3000 à 4500 Fcfa suivant les agences et les modalités de transport (siège normal, couloir, escalier…).
Les passagers voyagent donc, en fonction de leur bourse, sur un siège règlementaire, sur un tabouret, sur les marches des entrées (pour les gros porteurs) ou tout simplement debout. Avec comme lot commun, de subir les surcharges, l’inconfort et la promiscuité qui les empêchent de se mouvoir aisément dans le véhicule. Si ce n’est que celui-ci roule à tombeau ouvert, ou ne tombe pas en panne à tout bout de route. Aucun intérêt n’est d’ailleurs accordé à l’état des véhicules. Un état, pour l’essentiel de ces voitures, visiblement paradoxal à la visite technique qu’elles présentent dans leurs dossiers lorsqu’elles en ont un.
Corruption Tout se passe sous les regards indifférents des nombreux agents des brigades de contrôle qui jonchent le trajet. Et qui sont témoins, au quotidien, des nombreuses infractions et actes d’incivisme des transporteurs. « Sans ne jamais lever aucun petit doigt contre ces derniers, sauf si ceux-ci refusent de faire le geste », explique un passager.
Alexis Nana, autre passager, exprime son indignation : « comment peut-on expliquer qu’à l’issue de huit contrôles, aucun agent n’ait réussi à découvrir que le bus dans lequel j’ai voyagé est en surcharge ? ». En effet, le bus de 60 places qu’il a emprunté pour se rendre à Yaoundé est parti de l’agence après avoir embarqué plus de 15 passagers supplémentaires. Outre son état de délabrement. Et malgré cela, ce véhicule est arrivé à passer dans les mailles des huit brigades de contrôle l’ayant interpellé pendant le voyage : Cinq unités mixtes police-gendarmerie (sortie de Bafoussam, Bandjoun, Banganté, Bafia et Olembé) et trois brigades routiers de gendarmerie (Bafia, pont de la Sanaga et Nkozoa).
Une situation qui s’explique. « Nous nous débrouillons pour avoir de quoi nourrir nos familles », explique un chauffeur, de l’agence Super grand Mifi, ayant requis l’anonymat. Pour ce dernier, l’essentiel de ce qu’il tire de ce trafic va dans l’entretien des gendarmes et des policiers chargés d’assurer les contrôles routiers.
Toute chose qui explique les échecs répétés des différentes politiques, éducatives et répressives, engagées jusqu’alors pour réduire les accidents de la route. Et dont la plus récente est la fameuse campagne de répression des infractions routières sur le triangle de mort (axe Bafoussam-Douala-Yaoundé), initiée en juin dernier par Jean-Baptiste Bokam, Secrétaire d’Etat à la défense chargé de la Gendarmerie (Sed).
Une campagne baptisée « contrôle-surveillance-répression des infractions de la circulation routière » qui avait permis, dès son lancement, de sanctionner près de 2000 infractions en quatre jours seulement. Mais qui n’aura finalement été qu’un feu de paille, dans la mesure où les transporteurs, et ceux qui ont la charge de les contrôler, ont repris très vite leurs vieilles habitudes. Au grand dam de tout le déploiement technique et matériel vanté alors par le Sed. Ou pire encore, des nombreux usagers de la route qui continuent de payer de leur vie, le prix de l’inconscience et de l’avarice des autres.
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Je suis flatté par ton article sur le transport interurbain et surtout
l'insistance que tu as faite par rapport à mon voyage du 31 juillet 2011 de
Bafoussam à Yaoundé.Mais seulement est-ce que message ô combien porteur
atteindra son objectif, quand on sait qu'au Cameroun "nous préférons
ingurgiter au moins 05 "33" (soit 2500Fcfa) par que de sortir 300Fcfa
pour acheter un journal afin de nous éduquer.En tout cas, loin de te décourager
dans ton élan de conscientisation, Je te souhaite bon courage et bonne
continuation afin d'avoir , à ton niveau, l'esprit du devoir accompli.
P.S.: J'attends impatiemment tes autres articles.