Mouvement d’humeur : le ministère du travail assiégé PDF Print E-mail
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By Alain Aloys Balla Balla   
Wednesday, 16 December 2009 17:37

Les des employés des ex sociétés d’Etat liquide ou privatisées ont pris d’assaut le ministère du travail et de la sécurité sociale. Ils comptent y rester jusqu’à la fin de leur vie.

Ils sont près d’une centaine qui ont convergé ce matin du 16 Décembre 2009 vers l’immeuble du ministère du travail et de la sécurité sociale à Yaoundé. Les ex-employés des sociétés d’Etat liquidées ou privatisées disent vouloir rentrer dans leurs droits.

« Nous sommes ici pour revendiquer nos droits et nos arriérés parce qu’on a été compressé des sociétés d’Etat. Le chef de cet Etat, le président PAUL BIYA a demandé que l’on nous paye depuis le 12 Août 2009 mais on n’a toujours rien reçu ! » clame Zang Zang Jean Pierre, délégué de l’ancienne SODECAO. Il ajoute que l’Etat camerounais leur doit une somme totale de 31.881.470.501 FCFA, soit 6.375.095.622 FCFA pour le seul compte de sa société.

Et pour mieux le démontrer, le gréviste sort, parmi la pile documentaire en sa possession, une fiche présentant la situation des droits et arriérés de salaire des ex travailleurs des entreprises publiques et parapubliques membres du CONAREPEL en liquidation et en restructuration au 1er Janvier 2002. Une liste de 33 entreprises divisée en 24 sociétés en liquidation et 9 entreprises en restructuration y est dressée.

Tout comme Zang jean pierre, de nombreux autres manifestants disent avoir déjà trop souffert. Ils brandissent des pancartes en direction du ministère avec des messages tels « nous réclamons le payement intégral et immédiat de tous nos droits sociaux et de la prime de reconversion instruite par le chef de l’Etat S.E. Monsieur Paul Biya » ou encore « non au mauvais travail de Yapélé et de son comité ».

Christophe, âgé visiblement de la soixantaine, semble inconsolable. « Ils nous utilisent comme des marionnettes et on a déjà marre d’être trompés comme des petits enfants. Il y a deux choses : où on nous tue, où on nous paye. » Assertion repris en chœur par le reste de manifestants : « il n’y a pas de demi mesures, on va siéger jusqu'à la mort ».

 

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