Yaoundé: Habitations et commerces réduits en gravas PDF Print E-mail
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By Patrick Mouandjo (stagiaire)   
Thursday, 25 March 2010 10:28

Des locataires de l’Eglise Presbytérienne Camerounais (EPC) résidant au quartier Etoa Méki ont vu leurs installations se faire détruire ce matin, suite à un litige foncier entre leur bailleur et un particulier.

 

 

Des effets mobiliers entassés le long du trottoir. Des jeunes et vieux ramassent des lattes, des tôles, bref tout ce qui semble récupérable. Des gens en larmes. Une foule de curieux discutent de ce qui vient de se passer en présence de plusieurs éléments du Groupement Mobil d’Intervention (GMI). Ce sont là, quelques clichés que l’on capte à cent mètres du Carrefour Etoa Meki, en ce mercredi après midi.

 

Selon des témoins c’est vers 10 heures que des engins dotés de pelles excavatrices démarrent la destruction de trois bars, d’un atelier de couture, d’un salon de coiffure, d’une menuiserie, et de deux domiciles privés situés sur une parcelle de terrain qui fait l’objet d’un litige foncier. Le litige foncier oppose un dénommé Kamga à l’EPC.

 

Les victimes disent être surpris par les événements. Ils n’auraient reçu aucun préavis. « Ils sont venus sans rien dire, ont tout cassé et sont repartis sans nous donner la moindre explication ou nous montrer un quelconque papier à caractère juridique » s’exclame Mr Mbassa qui évalue ses pertes en millions de franc CFA.

 

 

 

D’autres nous confient qu’ils n’étaient même pas au courant de l’existence d’un conflit entre l’EPC auprès de qui ils sont locataires dans le cadre des œuvres sociales de cette église et le dénommé Kamga qui aurait déclaré avoir un titre foncier datant de l’année 2000, sur cette parcelle de terrain.

 

Ce sont des dirigeants de l’EPC alertés par téléphone et arrivés à l’endroit des casses à 11 heures qui leur a donné cette information tout en leur promettant qu’ « une plainte sera déposée contre ce Monsieur dans les plus brefs délais ».

 

En attendant les victimes qui ont vu leurs maisons et fonds de commerce saccagés par les engins alors que pour certains ils étaient installés dans cet endroit depuis 30 ans, ont été contraints de chercher ou gardés ce qu’ils ont pu sauvés de leurs affaires et ou dormir.

 

Au Secrétariat Général de l’Epc ou nous nous sommes rendus pour avoir d’amples informations, la porte nous a été fermée au nez.
 

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Last Updated on Thursday, 25 March 2010 12:17
 
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