Opération Epervier : Des journalistes molestés PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 1
MauvaisTrès bien 
Par Pierre-Patrick Mouandjo   
Jeudi, 02 Décembre 2010 13:02

C’était hier 1er décembre 2010 lors de l’arrivée de l’ex administrateur général de la défunte Camair à la direction de la police judicaire au quartier Elig-Essono de Yaoundé.

 

Mis au courant par leurs sources de l’arrestation d’Yves Michel Fotso à Douala et de son transfert à Yaoundé, des journalistes à la quête de l’information qui se sont rendus au siège de la police judicaire camerounaise ont vécu un après midi difficile avec les agents de maintien de l’ordre.


C’est le cas d’Aboudi Ottou du site d’informations et d’actualités, camerounactu.net. Muni d’un appareil photo et placé en face du bâtiment de la police, il prenait discrètement des images du débarquement du milliardaire sous forte escorte dans la capitale, quand il a violement été appréhendé par un policier en civil.

 

 Délesté un moment de son appareil photo et de ses pièces d’identité, Aboudi Ottou sera retenu pendant près de deux heures. Non sans subir une rafale de gifles et de coups de poing accompagnés d’intimidations. Résultat, des hématomes au visage et une hémorragie sanguine au niveau de l’oreille gauche qui nécessitent des soins.


Le reporter Alliance Nyobia du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune et une demi-dizaine de journalistes ont eux aussi eu droit hier, aux foudres et zèle injustifiés des agents de la police judiciaire.

 

Entrave

 

Comment comprendre cette étrange et nouvelle oppression en l’encontre des journalistes qui ne voulaient faire que leur travail à savoir, informer. En plus, si le fils de Bandjoun n’avait pas été arrêté avec autant de publicité, sans doute les journalistes ne  se seraient pas déplacés pour se voir rosser ,sans la moindre raison.

 

Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication s’offusquant du 129e rang du Cameroun dans le rapport 2010 de Reporters sans frontières sur l’état de la liberté de la presse au monde, a beau dire que notre pays respecte scrupuleusement les droits de l’homme et des journalistes, les faits démontrent le contraire.

 

L’on se rappelle avec quelle violence, des journalistes avaient été bastonnés le 3 mai 2010 à l’esplanade de l’Hilton hôtel. Pourtant, ils manifestaient pacifiquement contre le décès en prison du directeur de Cameroun Express, tout en voulant remettre un mémorandum au chef du gouvernement lors de la Journée internationale de la liberté de la presse. Polycarpe Essomba de Equinoxe Télévision avec sa chemise mise en pièces doit encore s’en souvenir. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Saisissez le code que vous voyez.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Mise à jour le Jeudi, 02 Décembre 2010 14:07
 
  • Les plus récentes
  • Les plus lues
  • Les plus commentées