Douala : La presse privée plaide pour avoir l’exclusivité du marché de la publicité PDF Imprimer Envoyer
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Par Armelle Sitchoma à Douala   
Mercredi, 04 Mai 2011 00:40

C’était au cours de la cérémonie de commémoration de la journée internationale de la liberté de la presse 2011 présidée hier 3 mai par le ministre de la Communication.


« Les médias du 21e siècle et les nouvelles frontières », avec une déclinaison nationale sur « un business model pour l’entreprise de communication ou le questionnement sur la viabilité de la presse (presse écrite et audiovisuel, agences pub, fiscalité, aide à la presse », était le thème de cette édition de la journée internationale de la presse. La cérémonie de célébration de celle-ci s’est tenue ce 3 mai 2011 au Castell Hall de Bonapriso à Douala, sous l’égide du ministre de la Communication, Issa Tchiro Bakari.

 

Cette cérémonie a connu la présence des ministres de la Communication et du Travail, des patrons de presse et des grandes figures du journalisme camerounais. Quelle presse convient le mieux au Cameroun aujourd’hui ? Séverin Tchounkeu, le représentant des patrons de presse pour l’occasion, s’est interrogé lors de son allocution. Il a poursuivi en estimant que, 21 ans après l’adoption du code de sécurité, c’est l’heure de la maturité des entreprises de presse. Tout en implorant ses collaborateurs de se comporter comme des chefs d’entreprises. Car, selon lui, la presse doit être créative et engagé.

 

Lors de cette commémoration, le ministre de la Communication dans son allocution, a dressé un état des lieux de la presse au Cameroun. Depuis les années 90, les médias camerounais se sont émancipés, les journalistes sont protégés dans les lieux de leur fonction, la signature de la convention collective des journalistes en 2008 et l’appui matériel de l’aide public à la presse privée qui est passé depuis l’année 2000 de 150 à 200 milliards de Franc Cfa, a-t-il détaillé. La question sur la dépénalisation des délits de presse a par ailleurs été soulevée, et le ministre a estimé qu’à nos jours, aucun journaliste ne se retrouve en prison à cause de l’exercice de sa profession.

 

Issa Tchiroma Bakary a aussi justifié le choix de la célébration de cette journée de la liberté de presse dans la ville de Douala. « La ville de Douala héberge le siège de la grande majorité des entreprises de presse en proie à des déviances déontologiques et à la recherche d’une viabilité et d’audience », a expliqué le ministre.

 

Selon Sévérin Tchounkeu, le secteur de la presse est un secteur de création d’emploi par excellence. Le directeur de publication de La Nouvelle Expression a émis le vœu de voir la presse privée bénéficiée de l’exclusivité du marché de la publicité au Cameroun, étant donné que la presse publique jouit d’ores et déjà de la redevance audiovisuelle.

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