L’UPF pour la dépénalisation des délits de presse PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Par Dourlaye   
Mardi, 17 Novembre 2009 20:44

Alfred Dam Moussa le président international de l'Union de la presse francophone a lancé l'appel ce 17 novembre à Yaoundé, à l'ouverture des 41emes assises de la Presse Francophone.

Au moment de prendre la parole, Alfred Dan Moussa a donné le ton en annonçant par dire qu'il prendra un peu plus de temps que d'autres pour son discours. Le président international de l'UPF commence pourtant par des anecdotes mettant en exergue le caractère fourre-tout de la toile. Quoi de plus normal. Puisque le thème de ces assises est « éthique et déontologie à l’heure de l’Internet. Liberté et responsabilité du journaliste ». La première anecdote est l'histoire d'un patron qui fait la courre à sa secrétaire. Celui-ci s’amuse à enregistrer tous leurs ébats amoureux en utilisant son téléphone portable. La deuxième, un enseignant entretient des relations sexuelles avec l’une de ses élèves. Les deux histoires ont un dénominateur commun : les scènes, se déroulant dans un cadre qualifié de privé mais se retrouvent via les nouvelles technologies à la portée de tout le monde. Plusieurs sites se délectent de ces images produites par nos acteurs. La leçon qu'on en tire est que désormais la toile, singulièrement, a révolutionné le journalisme. Tout le monde peut écrire n'importe quoi sans vérifier la source de l'information. D'où l'intérêt de ce forum d'échange sur la déontologie et la responsabilité du journaliste.

Personne ne voyait venir cet homme à l'allure effacée aborder froidement un sujet qui fait toujours débat : la dépénalisation des délies de presse. L'orateur a néanmoins apporté un peu de bémol dans ses propos en reconnaissant qu'un journaliste n'est pas au dessus de la loi. Qu'il doit être puni, certes ; mais envoyer un journaliste en prison parce qu'il a commis un délit de presse n'est pas normal. Il souhaite que la peine privative de liberté soit remplacée par une peine pécuniaire. Et le montant de l’argent à verser doit être symbolique et non de nature à asphyxier le journaliste ou son organe de presse. Des propos qui sont passés comme un courant d'air froid dans la salle. Approché, le président de la branche camerounaise de l'UPF, Alain Blaise Batongué, n'a pas souhaité commenté ce discours. Visiblement embarrassé, il a fait savoir qu'on aura le temps lors de ce forum d'en discuter davantage. D’autres directeurs de publication on bien voulu en dire un mot à l’instar, Henriette Ekwé directrice de la publication du journal Bebela, pour qui, il est incompréhensible d'envoyer en prison un journaliste. Pour beaucoup des confrères, la dépénalisation du délit de presse est guidée par le souci d'accorder une sécurité juridique au journaliste pour lui permettre de faire mieux son travail. Mais pour d'autres, la question de l'efficacité de la dépénalisation reste à élucider. En tout cas ce grand rendez-vous des journalistes francophones va être très enrichissant les prochains jours. Surtout que parmi les objectifs spécifiques, le binôme responsabilité et liberté du journaliste occupe une place de choix. En plus le thème sur la dépénalisation des délits de la presse est inscrit dans l’agenda des participants. Ce sera jeudi.

 

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Saisissez le code que vous voyez.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
 
  • Les plus récentes
  • Les plus lues
  • Les plus commentées