Internet menace t-il la profession de journaliste ? PDF Imprimer Envoyer
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Par Giradot Diéoué   
Mercredi, 18 Novembre 2009 10:15

Le Premier Ministre Philémon Yang a solennellement ouvert, mardi 17 novembre, les travaux des 41eassises internationales de l’union internationale de la presse francophone. Les débats qui se poursuivront jusqu’au 22 novembre porteront sur le respect de la déontologie et la responsabilité du Cyber journaliste.


Comment rester compétitif sur la toile tout en respectant scrupuleusement les règles de déontologie journalistique ? C’est la question à laquelle les quelques 200 journalistes francophones venus du monde entier vont s’atteler à répondre. « Lorsqu’on voit la facilité avec laquelle n’importe qui peut désormais poster des informations de toutes sortes sur Internet, on comprend très vite la nécessité de se faire distinguer des autres lorsqu’on est journaliste car tout ce qui est mis sur Internet n’est pas œuvre de journaliste » a notamment déclaré l’ivoirien Alfred Dan Moussa, l’actuel président de l’UPF, dans son discours d’ouverture. L’instantanéité qui caractérise Internet et la concurrence déloyale des « posteurs » d’infos pourrait amener le journaliste à bâcler les étapes de recoupement de l’information au profit du scoop. Une situation qui a fait dire à François Dufour, auteur de « les journalistes sont-il mauvais ? » que « le phénomène Internet est l’occasion de prouver que le journalisme est un métier à part entière, avec des règles de fond et de forme trop souvent négligés sur Internet ». La trop grande liberté que l’on observe dans le traitement de l’information sur la toile ne doit pas faire perdre de vue que le journaliste, même s’il se spéciale dans la presse en ligne, reste un homme responsable aux yeux de la loi d’où le choix du thème très évocateur de « Ethique et déontologie à l’épreuve des nouvelles technologies de l’information et de la communication : Entre liberté de presse et responsabilité du journaliste ». Alain Blaise Batongué, le président de la section camerounaise de L’UPF dit attendre de ces travaux que l’on ressorte les moyens et astuces devant permettre aux journalistes de respecter les étapes de recoupement de l’information tout en restant très actuel. Pour lui, c’est de là que viendra la différence. Alfred Dan Moussa, le président mondial de l’UPF a pour sa part dit qu’aucun scoop ne peut justifier que l’on poste une information sans en avoir le cœur net. Celui qui le fait devra être prêt à assumer les conséquences. Les journalistes réunis à Yaoundé débattront bien évidemment de la question de la régulation du média en ligne car si Internet est salué et utilisé par tout le monde, sa régulation reste un vrai serpent de mer surtout dans les pays africains qui se sont pour la plupart laissé surprendre par l’avènement de la toile.

60 ans d’existence en 2010

L’union de la presse francophone qui célèbrera ses 60 ans l’an prochain est né en 1950 sous l’égide de Dostaler O’Leary, un journaliste canadien d’expression française. L’organisation s’est tour à tour appelée association internationale des journalistes francophone, puis union internationale des journalistes de langue française avant de devenir en 2001, l’union internationale de la presse francophone. 15 présidents se sont déjà succédé à sa tête et l’organisation compte plus de 3000 journalistes repartis dans 110 pays.

 

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