L’Upf: L'illustre inconnue PDF Imprimer Envoyer
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Par Dourlaye   
Jeudi, 19 Novembre 2009 13:36

A l’aube de ses soixante ans, un grand nombre de professionnels des media camerounais ignore tout de l’Union internationale de la presse francophone, la doyenne des associations de journalistes francophones.


Cela peut paraître paradoxal. Des hommes de la presse qui apprennent l’existence de l’Union internationale de la presse francophone à ses 41ème assises. Ils étaient nombreux à arpenter la colline du palais de congrès pour voir à quoi ressemble cette grosse structure. Une qui a avoué ouvertement son ignorance par rapport à cette organisation, c’est Rachelle Makoba, journaliste à la Crtv, l’office de radio et télévision à capitaux publics. Elle déclare que c’est « grâce à ces assises que j’ai eu l’information. Tout ce que je sais c’est que c’est une organisation qui regroupe les journalistes d’expression française de part le monde. » Un des participants qui a requis l’anonymat, s’est inquiété en ces termes : « quelle est cette association qui ne peut pas réagir quand les journalistes sont face à un problème. J’ai sérieusement été molesté en 2003 quand je couvrais une manifestation. Je n’ai pas vu sa réaction. Un journaliste de la radio Siantou qui s’est fait molesté par un sportif de haut niveau bien connu, l’UPF n’a même pas toussé. Alors qu’on a ici au Cameroun un journaliste de renom qui est président de la section camerounaise.»

Pour Alain Blaise Batongué, vice-président de l’UPF indexé discrètement ci-dessus, « la protection internationale des journalistes n’est possible que si au départ il existe des formes solides de protection nationale. L'un des moyens de protection des journalistes a trait à son rôle, son statut et sa formation. La qualité de la pratique professionnelle doit être l'un des critères définissant le statut du journaliste. Sa connaissance des règles professionnelles et son aptitude à les appliquer doivent aussi figurer au nombre de ceux-ci. Aussi, l'UPF considère-t-il que, si une carte professionnelle est délivrée, ce qui est souhaitable, elle doit l'être par une commission comptant un nombre suffisant de journalistes professionnels reconnus par leurs pairs. » A l'heure actuelle beaucoup des journalistes camerounais ne possèdent pas ce document. Pour bon nombre d’observateurs, les journalistes camerounais s’occupent beaucoup d’autrui et oublient leurs propres problèmes.

En réalité, cette association doit beaucoup sensibiliser les journalistes concernant ses objectifs. La plupart des journalistes rencontrés lors de ces assises ont déclaré qu’ils sont très peu informés des activités de l’UPF. Très peu ignorent par exemple que l'Union internationale de la presse francophone (UPF) est la plus ancienne association francophone et qu’elle regroupe plus de 3.000 journalistes, responsables et éditeurs de la presse écrite et audiovisuelle, répartis dans 110 pays ou régions du monde ? Cette ignorance des avantages qu’ils pourraient en tirer reste pour beaucoup, le motif de l’insuffisance du taux d’adhésion au Cameroun, contrairement à l’engouement observé dans certains pays de même niveau de développement. Et les pouvoirs publics doivent également s’investir dans ce sens comme ils viennent de le faire pour le succès de ces assises.
 

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Mise à jour le Jeudi, 19 Novembre 2009 18:01
 
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