L'affaire Bosco Talla en délibéré ce lundi PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Par camerounactu   
Lundi, 28 Décembre 2009 10:08

C’est ce lundi 28 décembre 2009 que jean Bosco Talla le directeur de publication de germinal saura si oui ou non il est coupable d’outrage à chef d’Etat.



Lors de la première audience les débats ont été intenses et houleux. D’un côté le procureur qui demande que l’article 153 alinéa 3 du code pénal soit appliqué, et de l’autre la défense qui soulève l’exception de nullité.

Jean Bosco Talla, directeur de publication de l’hebdomadaire germinal est pour suivi pour outrage à chef d’Etat.

Dans son édition du 3 décembre dernier ce journal avait dans le cadre de la commémoration des 20 ans de la mort de feu Ahmadou Ahidjo, ancien président du Cameroun réalisé un dossier sur le sujet.

Parmi les articles publiés figurait un extrait du livre « Sang pour Sang » de Eballe Angoulou, sorti en 2001 aux éditions sphinx à Paris. Cet extrait intitulé LE PACTE, faisait état d’un pacte secret entre Paul Biya et Ahmadou Ahidjo. Dans ledit pacte, l’auteur soulève un problème de mœurs.

Pour le ministère public, le fait pour cet organe de presse d’avoir relayé des écrits interdits au Cameroun et diffamatoires, cela constitue une infraction d’outrage à la personne du chef de l’Etat.

Le prévenu tombe donc sous le coût de l’article 153 alinéa 3 du code pénal, selon lequel « la vérité du fait diffamatoire ne peut être prouvée. » par conséquent Jean Bosco Talla doit être déclaré coupable.

Ce texte a été battu en brèche par la défense qui, elle a plutôt évoqué la loi de 90 qui demande que lorsqu’il y a outrage à autorité, c’est la victime ou l’institution qu’elle incarne qui doit porter plainte et non le procureur.

Or dans le cas d’espèce, ni le président de la république, ni la présidence personne n’a saisi la justice. Et même a indiqué Maître Nouga de la défense Joseph Anderson Le Journaliste de formation et actuel Directeur adjoint du cabinet civil de la présidence n’a pas daigné porter plainte ; plutôt il a commis un droit de réponse pour ce sujet.

Par conséquent la défense demande que son client soit déclaré non coupable parce que Germinal a relayé des opinions et non des faits (les faits sont sacrés et les commentaires sont libres a précisé la défense).

Bref la défense pense que « du point de vue factuel et légal l’infraction n’est pas constitué », et même sur le plan professionnel aucune violation de la déontologie professionnel n’a été observée dans la démarche du journal, surtout que dans l’interview de madame Germaine Ahidjo parue dans Jeune Afrique Economique de septembre 1993, celle-ci dément les écrits de Eballe Angoulou.


 

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Saisissez le code que vous voyez.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Mise à jour le Lundi, 28 Décembre 2009 10:48
 
  • Les plus récentes
  • Les plus lues
  • Les plus commentées