Cameroun : 03 journalistes risque la prison pour un débat télévisé PDF Imprimer Envoyer
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Par Mireille Fouda Effa   
Lundi, 11 Janvier 2010 18:14

Anani Rabier Bindzi, Thierry Ngogang et Alex Gustave Azebaze ont été inculpés pour avoir " relaté publiquement une procédure judiciaire non définitivement jugée’’ liée à une affaire de corruption au cours d'un débat télévisé. Ils risquent jusqu’à 03 ans d’emprisonnement ferme.

 

Aux côtés des trois journalistes exerçant respectivement dans les chaînes de télévision privées, Canal 2 International, STV2 et à l’Agence AGA news, Aboya Manasse Endong sera présent. Le professeur d'université est inculpé pour les faits similaires. L’acte d’accusation du Procureur reproche aux prévenus d’avoir ‘‘révélé sans autorisation (…) un fait confidentiel ’’.

 


Tous quatre avaient participé à un débat télévisé le 01 juin 2008 sur la chaîne de télévision STV2 basée à Douala. L’émission "Cartes sur table ", présentée par Thierry Ngogang était consacrée ce jour à " L’affaire Albatros : les grands déballages". Il s’agissait pour les intervenants de débattre sur ‘‘l’opération Epervier’’, opération de lutte contre la corruption au Cameroun lancée par le gouvernement depuis 2004. Au cours de l’émission, les panélistes "avaient longuement débattu, preuves à l'appui, de la justice à double vitesse" de cette opération, selon un communiqué du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) reçu à Camerounactu.


Cette même nuit, les journalistes et le professeur avaient été convoqués et entendus par la Police r Bindzi, Thierry Ngogang et Alex Gustave Azebaze ont été cités à comparaître devant le tribunal pénal de Douala le 12 janvier 2010. Ils sont judiciaire (PJ) de Douala. Ils avaient été interrogés sur l’origine de leurs sources d’information. Les enquêteurs voulaient savoir comment un tel document confidentiel s’est retrouvé entre les mains de journaliste.


D’après le code pénal camerounais en vigueur, les journalistes prévenus risquent jusqu’à trois (3) ans d’emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de Fcfa. Face à la menace de peines privatives de liberté qui pèse sur ces journalistes, le SNJC dans son communiqué, appelle à la solidarité nationale et internationale autour des confrères et dénonce une ‘‘une subite offensive punitive du pouvoir contre la presse au Cameroun’’ visant à anéantir ‘‘la presse d’investigation dans un pays considéré par l’Ong Transparency International comme l’un des plus corrompus de la planète’’.
 

 

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Mise à jour le Mardi, 12 Janvier 2010 12:48
 
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