Développement : La Bid une chance pour l’Afrique PDF Imprimer Envoyer
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Par Pierre-Patrick Mouandjo   
Jeudi, 10 Juin 2010 11:23

La Banque Islamique de Développement(Bid) a dévoilé lors du deuxième forum sous régional sur le développement de l’Afrique qui s’est tenu les 8 et 9 juin 2010, sa nouvelle stratégie sur le continent africain.


Etre une alternative aux multiples programmes de financement des bailleurs de fonds internationaux, c’est l’un des objectifs majeurs que s’est fixé la Bid qui veut aider l’Afrique à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement à travers le programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda).


Avec le Psda, la procédure de financement des projets va prendre un coup de neuf. Désormais, il ne suffira plus à un pays d’être éligible à un financement de la Banque islamique de développement pour que les décaissements suivent. Il faudra que les agences d’exécution de projets des pays qui sollicitent les fonds fassent preuve de diligence.


La Bid recommande aux Etats en ce qui est de l’éligibilité aux financements du programme spécial pour le développement de l’Afrique (Psda), « d’améliorer leurs capacités à concevoir et à exécuter les projets ».


M. Barry Saïdou, directeur Afrique centrale, australe et du sud de la Bid explique cette nouvelle exigence par le fait qu’« engager les projets c’est une chose, mais les voir se traduire sur le terrain par des puits, des écoles, des hôpitaux et autres infrastructures c’est autre chose ».


La nouvelle coopération de la Banque Islamique de Développement va se baser sur la bonne gouvernance et des opportunités de financement qui seront offertes au secteur privé. A cet effet, l’accompagnement du secteur privé sera dorénavant l’une des priorités de la Bid, qui s’est engagée à accompagner la promotion de ce secteur dont l’importance pour le décollage des économies d’Afrique subsaharienne est capitale.


Le grand défi de la Banque Islamique de Développement


60 000 milliards de Fcfa, c’est la somme que la Bid compte investir d’ici 2020 en Afrique à travers son Psda, soit 600 milliards de Fcfa par an dans les 10 prochaines années. En vigueur depuis 2008, ce programme a déjà financé 190 projets en deux ans. Les domaines concernés sont l’éducation, l’agriculture, la santé, la promotion de l’industrie bancaire islamique, le développement des infrastructures.


Au Cameroun, la Banque Islamique de Développement dont le siège se trouve à Djedda en Arabie Saoudite a contribué par son prêt de 8 milliards de Fcfa (le premier de son histoire) à la construction en1975 du barrage hydroélectrique de Song-Loulou sur le fleuve Sanaga.


Depuis lors, 11 autres projets ont été réalisés sur l’étendue du triangle national pour un montant cumulé de 114 milliards de Fcfa. A titre d’exemple l’on peut citer le projet Education pour tous (Ept) dans les années 1990 qui a abouti à la construction de 48 écoles primaires, le projet de développement de l’enseignement technique qui a bénéficié le 19 août 2001 de 6,09 milliards de Fcfa. En décembre 2006, il y’a eu le projet d’amélioration de la qualité de l’éducation avec 5,6 milliards de Fcfa, les travaux publics avec la route Ayos-Bognis notamment le tronçon Ayos-Abong-Mbang, long de 90 kilomètres.

Source Mutations

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Mise à jour le Jeudi, 10 Juin 2010 12:30
 
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