Le développement du marché financier de la Cemac en marche PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par La COSUMAF   
Vendredi, 29 Octobre 2010 11:36
Le bilan qu’affiche le marché financier de la CEMAC est contrasté.
Il est maintenant opérationnel, et affiche des résultats certes positifs ; Mais qui pourraient être considérables si ce marché régional résolvait l’handicap de la taille et donc de son étroitesse, amplifié par l’existence de deux bourses.
 
Après la phase de création et de lancement des premières opérations, il importe d’imprimer un nouveau rythme pour que ce marché financier se développe.
 
Le tableau ci contre contient un certain nombre d’enseignements qui permettent de mettre en relief l’état des lieux du marché financier de la CEMAC
 
TABLEAU I
 
 
NOMBRE DE SOCIETES COTEES
 
 
Au lancement
Au cours des cinq années suivantes
En
2010
ALGERIE
1990 :
date de création
 
-
2
2
TUNISIE
1990 :
date de création
 
 
 
50
MAROC
1920:
date de création
 
 
 
73
UMOA
1998 
Date de création
 
35
40
38
DESX
2006 :
date de création
 
-
3
(SAFACAM/SEMC/SOCAPALM)
3
BVMAC
2008:
 date de création
 
 
-
-
 
.La création du marché financier de l’Afrique Centrale est récente et date des années 2OOO.Mise à part la période consacrée à l’étude de faisabilité et à la confection des textes de loi pour leur lancement, la bourse de Douala à sonné sa première cloche en 2006 tandis que celle de la Bourse Régionale a résonné le 13 Août 2008.
 
Sans nul doute, à cause de cette jeunesse et aussi de la co existence de deux bourses dans un espace économique pourtant intégré, mais de taille réduite, le marché financier de la CEMAC ne compte que trois entreprises inscrites à la cote officielle de la Bourse du Cameroun. Il s’agit :
 
-de la SAFACAM et de la SEMC qui ont procédé à une vente partielle des actions appartenant à la société nationale d’investissement du Cameroun (environ trois milliards francs CFA pour la première et 0,5 milliard de francs CFA pour la deuxième) ;
 
-et de SOCAPALM qui a réalisé une augmentation du capital d’une valeur d’environ 15 milliards de francs CFA.
 
En revanche, le marché boursier régional n’a enregistré aucune opération par cession d’actions ou d’augmentation du capital La Bourse régionale s’est plus tôt illustrée dans la mobilisation des fonds sous forme d’émission d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne, notamment celles initiées par :
 
-L’Etat Gabonais d’un montant de 81,5milliards de francs CFA au taux de 5,5%net 2007-2013 ;
-La société Prix Import d’un montant de 400millions de francs CFA au taux de 7%net 2009-2014 ;
-La SFI d’un montant de 12,5 milliards de francs CFA au taux de 4,5% net ;
-La société Petro Gabon d’un montant de 7milliards de francs CFA°au taux de 6,5%.
 
Outre ces opérations par appel public à l’épargne, on note la réalisation de deux opérations par placement privé initiées par deux banques, notamment la BGFI BANK ET LA BGD pour des montants respectivement de cinquante milliards et dix milliards.
 
Au total, le bilan des opérations boursières conclues dans les deux places boursières donne un encours de fonds levés de 187,5 milliards de francs. Le marché financier de la CEMAC a joué son rôle de mobilisation de ressources financières.
 
Ce bilan est positif et atteste incontestablement du démarrage effectif du marché financier de la CEMAC. Ce bilan gagnerait à être amélioré au regard de l’immensité des besoins de financement recensés dans cet espace économique. A titre d’illustration le programme économique régional »PER » des pays de la CEMAC nécessite pour sa mise en œuvre une mobilisation des capitaux évaluée à près de vingt mille milliards de francs CFA .
 
Cette seule statistique dévoile le fossé à combler pour que le marché financier puisse jouer pleinement son rôle de catalyseur de l’épargne régionale et de pourvoyeur de fonds.
 
En prenant en compte ce bilan, on peut ajouter également les atouts indéniables qu’offrent ces deux bourses.
 
-Toutes les deux ont une infrastructure légale et organisationnelle au point et opérationnelle. Elle est conforme aux standards internationaux.
 
La Bourse Régionale s’est dotée de l’un des meilleurs système de cotation au monde et qui fonctionne dans de nombreuse bourses au monde telle NYSE/EURONEXT, les Bourse des Emirats, la Bourse de Casablanca, la Bourse de Tunis etc.
 
Des interrogations méritent d’être examinées si l’on veut assurer l’essor du marché financier au sein de la CEMAC.
 
Comment prendre appui sur les facteurs positifs mentionnés précédemment et qui justifieraient la nécessité de se doter d’un marché financiers et l’atout majeur que représente l’opérationnalité des moyens de production pour dynamiser le marché financier de l’Afrique Centrale ?
 
Peut-on reproduire la même architecture du marché financier de la CEMAC dans la nouvelle décennie 2010/2020 et recommencer avec nos atermoiements et nos hésitations. ?
 
Quelle est la principale difficulté pour laquelle il faudra à tout prix trouver une solution durable afin que des mesures de développement du marché trouvent leur totale efficacité?
 
De l’avis de tous les experts, la dynamisation des deux bourses n’est nullement gênée par leurs moyens de production. Le principal écueil c’est cette architecture du marché financier éclatée où co-habite :
 
-Deux Bourses (LA BVMAC et la DSX) travaillant en parallèle sans une harmonisation des règles et des procédures.
 
Cette dualité de deux bourses fait perdre à notre regroupement économique le bénéfice des économies d’échelle qui feraient baisser le coût d’accès aux ressources financières dudit marché financier.
 
Plus grave est l’ambition d’intégration de nos pays qui se trouve fortement écornée par l’acceptation de la co-existence des deux bourses ;
 
- Deux Régulateurs (la COSUMAF et la CMF) qui partagent ou se disputent l’encadrement règlementaire du processus d’appel public à l’épargne dans la zone CEMAC .Cette ambiguïté ou ambivalence dans la protection de l’épargne publique canalisée vers le marché financier de la CEMAC crée une insécurité juridique.
 
De plus, cette concurrence règlementaire est de nature à susciter un arbitrage en faveur de la réglementation la moins efficiente.
 
On peut mettre fin à cette situation handicapante au moyen du rapprochement des deux places financières comme le recommande la décision prise par les six Chefs d’Etats de la CEMAC lors de la Conférence de BANGUI en Janvier 2010.
 
Au moment où on entre dans la décennie 2010-2020 et que nos six pays de la CEMAC affichent une forte détermination à moderniser le mode de financement de nos économies pour en faire des pays émergents, le marché financier de la CEMAC doit se muter et répondre à cette exigence de financement optimum.
 
Une réflexion s’impose pour entrevoir les mesures appropriées pour dynamiser ce marché financier.
 
LES MESURES DE DEVELOPPEMENT DU MARCHE FINANCIER DE LA CEMAC
 
Depuis deux ans, les acteurs du marché financier de la CEMAC se réunis deux fois ; d’abord à Douala (le 28 et 29 Octobre 2009) puis à Bata (le 28 et 29 Avril 2010). Au cours de ces deux rencontres, il a été longuement débattu du bilan de ce marché financier et surtout des mesures à prendre pour son développement. D’où l’élaboration et l’adoption d’une une matrice de mesures dont la pleine application seraient de nature à booster ledit marché financier.
 
Cette matrice de mesures a un contenu qui se justifie et se décline de la manière suivante
 
     TABLEAU II :
 
¨ Enrichir la Cote Officielle de la Bourse régionale
ü Recapitaliser les Banques par un recours au marché financier
ü Amener à la Bourse Régionale les entreprises ayant un potentiel de croissance et une rentabilité
¨ Créer un compartiment du marché financier dédié aux PME
¨ Moderniser le mode de financement des Etats par l’émission des titres publics
¨ Canaliser l’épargne vers le marché financier par la diversification des produits financiers
¨ Utiliser le levier fiscal pour rendre attractif les opérations boursières
¨ Promouvoir le marché financier de la CEMAC par les actions d’éducations financières et de lutte pour l’élévation de la culture boursière
¨ -Instituer la démarche qualité dans l’élaboration de la réglementation financière
 
1)-Enrichir la Cote Officielle de la Bourse régionale
 
Un constat s’impose dans l’examen de l’évolution des Bourses Africaines. A la lecture du tableau I, on se rend compte qu’au moment de leur création et durant les années qui ont suivi le démarrage effectif des opérations boursières, la ruée des entreprises vers la bourse ne s’est pas produite.
 
En revanche, il a fallu user d’actions volontaristes pour susciter un engouement des entreprises à s’introduire en bourse.
 
La Bourse de TUNIS, de CASABLANCA et de l’UMOA ont bénéficier à un moment fatidique de leur évolution, de l’expression de la volonté politique pour que s’enrichisse et s’anime la cote officielle ; notamment le levier fiscal a été utilisé pour rendre attractif les introductions en bourse et des opérations importantes de privatisations ont été opérées via le marché financier
 
-La Bourse de l’UMOA en 1998 a hérité de trente cinq entreprises qui étaient à la Bourse d’Abidjan .Leur présence à cette hauteur a résulté de la volonté du Chef d’Etat de la Cote d’Ivoire qui avait su persuader les grandes entreprises de ce pays à franchir le pas et à faire la démarche de se faire élire à la cote officielle d’Abidjan.
 
Dans tous les cas, cette belle performance ne découle pas d’un comportement spontané des dirigeants de toutes ces entreprises. Depuis 1998 jusqu’à ce jour le nombre des sociétés cotées de la bourse régionale est passé de trente cinq (35) à trente huit (38).
 
Cette indication illustre le peu d’empressement des entreprises à s’intéresser au financement par recours à l’épargne publique. Ce qui est observé à l’UEMOA, l’est encore davantage en Afrique Centrale où depuis plus de cinq ans aucune des deux bourse n’a atteint un nombre suffisant pour lui permettre ne fusse que d’élaborer un indice boursier.
 
La bourse du MAROC et de TUNISIE avec respectivement soixante treize (73) et cinquante (50) entreprises cotées ont pu élaborer et publier un indice boursier. En dépit de cela, ces deux bourses ne cesse de réfléchir aux mesures pour augmenter le nombre d’introduction en Bourse.
 
L’enrichissement de la cote officielle de la bourse de la CEMAC est une action prioritaire.
 
Dans les cinq années à venir, il faut accroître notre ambition. L’objectif minimum est d’atteindre une taille critique qui rende possible la confection d’un indice boursier. Le nombre de (25) vingt cinq entreprises est un objectif minimum à réaliser en s’efforçant d’organiser en moyenne cinq introduction en bourse par an.
 
Deux types d’action doivent être engagés pour accomplir l’objectif d’amener un grand nombre d’entreprises des pays de l’Afrique Centrale à la Bourse régionale.
 
(i)-Recapitaliser les Banques par un recours au marché financier
 
Comme dans les autres Bourses Africaines, les premières entreprises qu’il importe de viser et d’accompagner à s’introduire en bourse sont les Banques et les Compagnies d’assurances.
 
Ces entités sont déjà habituées aux impératifs de la régulation financière et excellent déjà dans la production des Etats financiers certifiés. Certaines mêmes ambitionnent une reconnaissance internationale dans la qualité des prestations offerte à leurs clients en se faisant labellisé « ISO ».
 
Un autre argument qui milite à l’introduction en bourse des établissements financiers est leur vocation à mobiliser l’épargne et à la protéger.
 
Dans le domaine de la protection de l’épargne, il n’y a pas meilleure gage que leur présence en bourse pour garantit l’épargne, justement au moyen de la transparence qu’exige le marché financier.
 
Suite à la crise financière et aux dégâts causés au niveau mondial, un consensus s’est dégagé et stipule que pour prévenir la survenance d’un risque systémique. Les banques doivent être mises à contribution en les obligeant à avoir un niveau minimum de fonds propres qui soit en adéquation avec les risques de crédits octroyés.
 
Dans la zone CEMAC, l’autorité de régulation des Banques, la COBAC a adopté un Règlement qui impose aux banques d’ici 2014 de rehausser le niveau de capital minimum pour le situer à dix milliards.
 
En prenant en compte ces deux contraintes, à savoir le niveau de fonds propres adéquat et le niveau de capital minimum, il est fortement souhaitable que la recapitalisation et le renforcement des fonds propres s’obtienne en partie en recourant au marché financier de la CEMAC en émettant des obligations ou en créant de nouvelles actions.
 
Pour se convaincre de cette action prioritaire destinée à amener les banques et les compagnies d’assurance à la Bourse Régionale, il suffit de disséquer la composition des indices boursiers en vigueur dans la plupart des bourses au mondes pour trouver la grande place qu’occupe les banques dans ces indices.
 
(ii)-Amener à la Bourse Régionale les entreprises ayant un potentiel de croissance et une rentabilité
 
Cette deuxième action prioritaire va nécessiter dans sa mise en œuvre une grande mobilisation de tous les acteurs du marché financier. Celle des autorités politiques sera encore plus déterminante.
 
-L’entreprise de marché c’est-à-dire la « Bourse proprement dite » accompagnée des intermédiaires en bourse, notamment les « Sociétés de bourse, engageront, par une approche de proximité, des actions de marketing de grande envergure visant d’une part à promouvoir la plate forme boursière et d’autre part à expliquer les avantages d’une introduction en bourse.
 
Cette action doit être préparée minutieusement et se déployer sur un horizon de moyen terme de manière à toucher la plupart des entreprises des secteurs majeurs de nos économies car ne dit on pas que la Bourse est le baromètre de l’économie ?
 
Les entreprises appartenant au secteur : du Bois ;de la téléphonie mobile ;Pétrolier et para pétrolier et de l’Industrie minier etc…ont de grands besoins de financement et ces entreprises peuvent normalement les assouvir en finançant une partie par une sollicitation du marché financier.
 
Ces entreprises doivent être approchées mêmes celles qui sont des filiales de grands groupes internationaux dont les maisons mères pratiquement allègrement la double ou la multi cotation en opérant dans plusieurs places boursières.
 
Cette catégorie d’entreprise n’a pas une aversion pour le marché financier. Par conséquent, le seul argument à leur opposer est l’impérieuse nécessité de développer l’outil de financement long qu’est notre marché financier régional. Elles ont donc l’ardeur obligation de concourir à la réalisation de cette noble ambition et ainsi donner l’opportunité aux épargnants de la CEMAC de fructifier leur épargne en la plaçant dans les titres de capital. Ou de créances de ces entreprises.
 
Le bon accomplissement de cette action prioritaire utilisera les techniques modernes de marketing et de coaching personnalisé.
 
Si cette arme ne suffit pas, alors se révélera inévitable et obligatoire l’arme de la persuasion voire de la coercition que les acteurs du marché financiers solliciteront auprès des hautes autorités de la CEMAC de sorte que celles-ci obtiennent des maisons mères de ces filiales implantées dans nos pays cette implication à développer le marché financier régional de la CEMAC
 
2-Créer un compartiment du marché financier dédié aux PME
 
Il est de notoriété publique que ce sont les petites et moyennes entreprises qui sont plus nombreuses que les grandes entreprises et elles sont aussi créatrices de richesse et d’emplois.
 
Dans la plupart des économies développés, existe une politique spécifique pour encourager le développement des « PME » .Parmi celles –ci il y a la création d’un compartiment dédié aux PME au niveau des bourses mondiales.
 
Plus proche de nous, la Bourse de Tunis et celle d’Abidjan se sont doté d’un compartiment dédié aux PME dans le but de les encourager à recourir au marché financier. Les conditions d’accès à ce compartiment ont été assouplies et simplifiées tout en respectant les exigences de transparence au profit des investisseurs.
 
3)-Moderniser le mode de financement des Etats par l’émission des titres publics
 
Les pays de la CEMAC se sont résolus à opérer une véritable révolution culturelle en abandonnant le financement monétaire de leur budget en mettent fin progressivement au système d’avance en compte courant auprès de la Banque Centrale.
 
Ainsi la couverture du déficit budgétaire s’obtiendra soit en émettent des bons du trésor pour combler les décalages de trésorerie ou des obligations du trésor pour financer les projets d’infrastructure .Cette intervention des Etats de la CEMAC va jouer un rôle d’accélérateur dans l’approfondissement du marché financier grâce au gisement des titres publics crées qui contribuerait d’une part à la courbe des taux d’intérêt et d’autre part à la création des OPCVM.
 
4)-Canaliser l’épargne vers le marché financier par la diversification des produits financiers
 
Il faut améliorer les produits existants de manière à attirer les épargnants. L’amélioration devra concerner aussi bien les volumes traités que les rendements.
 
Pour les volumes, il y a lieu d’accélérer le processus de privatisation, ou d’ouvrir dans l’immédiat le capital des entreprises publiques rentables afin d’accroître sensiblement l’offre de titres sur le marché boursier ainsi que l’épargne longue.
 
Il faut aussi :
 
-développer la transparence et encourager, par des dispositions fiscales, les entreprises privées à s’introduire à la Bourse ;
 
- créer un second marché boursier avec des conditions plus souples d’accès pour les PME.
 
Pour accroître le rendement à court terme de la Bourse exprimé par le rapport du dividende au cours boursier, il est primordial que les entreprises soient bien gérées en vue de dégager des profits croissants.
 
Pour les obligations, l’amélioration des souscriptions passe par une politique des taux d’intérêts attrayante pour les épargnants et par une gestion active de la dette intérieure du Trésor.
 
Le développement de la Bourse exige également la mise en place de produits nouveaux comme les obligations convertibles en actions, le développement des fonds de pension.
 
5)-Utiliser le levier fiscal pour rendre attractif les opérations boursières
 
Très tôt, au moment du démarrage les deux bourses de la CEMAC, les autorités politiques ont concédé au marché financier des dispositions fiscales avantageuses pour rendre attractives les opérations boursières.
 
Le système financier de la CEMAC étant principalement bancaire, les Etats de la CEMAC ont prévu des incitations fiscales conséquentes pour les sociétés qui accèdent directement aux sources de financement du marché financier à travers une introduction en bourse.
 
En effet, l’introduction en bourse d’une entreprise permet à cette dernière de bénéficier d’un statut fiscal particulier et avantageux.
 
Ainsi l’ouverture au public de 30% du capital d’une entreprise lui permet de bénéficier d’un abattement conséquent du taux d’impôt sur les sociétés. Cet impôt passe de 35% à 25% pendant les cinq ans qui suivent l’introduction en bourse.
 
Cette mesure vise le développement du marché financier et le renforcement de son rôle dans le financement des entreprises économiques
 
6)-Promouvoir le marché financier de la CEMAC par les actions d’éducations financières et de lutte pour l’élévation de la culture boursière
 
Le développement d’un marché financier passe nécessairement par la compréhension par les investisseurs et les émetteurs de l’ensemble de ses mécanismes et de ses avantages.
 
Vulgariser l’investissement boursier aux épargnants et le financement à travers la bourse aux entreprises exige un énorme effort de promotion du marché financier et de propagation de la culture boursière auprès du public.
 
-L’éducation des épargnants et la promotion de la bourse constitue un axe incontournable pour développer le marché financier ; c’est un travail de longue haleine qui occupera en permanence tous les acteurs du marché financier.
 
Il s’agira chaque année de mener à l’échelle régionale et donc de tous les pays, des compagnes de sensibilisation et de vulgarisation de la Bourse des valeurs mobilières
 
7)-Instituer une réglementation financière efficiente
 
Il faut accroître l’efficience du système financier de la zone CEMAC pour qu’il puisse être un fondement du développement économique Or, pour que les moyens disponibles soient mobilisés et répartis efficacement entre les différents acteurs, il faut que le marché financier soit soumis à une régulation financière appropriée. L’autorité de régulation dont c’est la mission veillera à intégrer la démarche qualité dans son processus d’élaboration et d’adoption de sa réglementation afin de recueillir une meilleure adhésion de ses assujettis et une plus grande efficacité dans l’application de la règlementation
 
La matrice des mesures passées en revue contient des actions correctrices destinées à accroître le recours aux financements de marché. Et si le marché financier de la CEMAC fonctionne bien, il sera alors un instrument très important pour couvrir les besoins de financement de chaque pays et du programme économique régional.
 

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Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Mise à jour le Vendredi, 29 Octobre 2010 14:26
 
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