Financement : La Sfi chasse 20 milliards de Fcfa dans la zone Cemac PDF Imprimer Envoyer
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Par Brice R. Mbodiam, Mutations   
Mercredi, 11 Novembre 2009 11:42


L’emprunt obligataire lancé hier sur les deux marchés financiers de la région servira à financer les Pme.

Nina Shapiro, vice-présidente de la Société financière internationale (Sfi), filiale de la Banque mondiale, aura finalement été au début et à la fin du processus. En 2007, cette responsable de la Sfi avait été reçue par le ministre de l’Economie et des Finances de l’époque, Polycarpe Abah Abah, à qui elle avait fait savoir le vœu de la Sfi de lever des fonds dans la zone Cemac par le biais d’un emprunt obligataire. Hier, 10 novembre 2009, soit 2 ans après sa rencontre avec le ministre camerounais des Finances, laquelle a été suivie par des entrevues avec d’autres responsables de la zone Cemac, la vice présidente de la Sfi était aux premières loges de la cérémonie de lancement conjoint de l’emprunt obligataire de la Sfi, à la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (Bvmac) basée à Libreville au Gabon, et à la Douala Stock Exchange (Dsx), les deux places financières de la zone Cemac qui cohabitent jusqu’ici de manière difficile depuis une dizaine d’années.

L’appel public à l’épargne lancé hier par la Sfi est d’un montant de 20 milliards de Fcfa remboursable après 5 ans (c'est-à-dire en 2014), avec un taux d’intérêt de 4,25% exonéré des différentes taxes habituelles assujettis à ce type d’opération. Ce qui fait qu’un responsable de la Sfi précise que tout souscripteur camerounais qui participe à cette initiative de la Sfi sera finalement rémunéré par un pourcentage équivalent à 5,09% de son investissement. Le prix de l’émission pour cet emprunt obligataire a été fixé à 10.000 Fcfa et est applicable aux 2 millions de titres émis par la Sfi, dont 750.000 à pourvoir auprès de la Dsx à Douala pour un montant de 7,5 milliards de Fcfa, et 1,250 million de titres émis à la Bvmac à Libreville pour un montant global de 12,5 milliards de Fcfa.

Pour participer à cette opération, les souscripteurs intéressés doivent s’adresser entre le 23 et le 27 novembre prochain à trois établissements financiers spécialisés. Il s’agit de Bgfi Bourse, filiale de la Bgfi Bank basée au Gabon, de la Bicec du groupe banque populaire et de Edc (Ecobank Investment Corporation), filiale du groupe Ecobank. Ces trois intermédiaires devront être contactés en fonction de leur présence dans les six Etats de la Cemac. En clair, les potentiels souscripteurs de la République centrafricaine doivent se rapprocher uniquement de Edc Investment Corporation, ceux du Cameroun de la Bicec ou de Edc ; ceux du Congo de Bgfi ou de Edc ; idem pour les souscripteurs du Gabon et de la Guinée Equatoriale ; et ceux du Tchad exclusivement de Edc.

Opération de charme

Afin d’encourager les investisseurs à participer à cette opération, le ministre camerounais des Finances, qui a révélé que l’Etat du Cameroun va lancer une opération similaire en 2010 ; a indiqué qu’il s’agit d’un «emprunt obligataire et obligatoire», puisque, a-t-il indiqué, il est important pour les opérateurs économiques de la région d’emprunter ce «chemin que les pays de la Cemac doivent parcourir pour bâtir leurs économies» ceci dans la mesure où, a-t-il ajouté, «l’emprunt obligataire est un instrument moderne d’investissement que nos pays n’ont pas su exploiter par le passé». Et pour aguicher les représentants du secteur bancaire, des assurances et les opérateurs économiques présents, les responsables de la Sfi ont lancé une véritable opération de charme qui va s’étendre à tous les pays de la zone Cemac jusqu’au 20 novembre prochain, laquelle attitude consiste à exalter les potentialités de leur institution.

Après avoir rappelé que les 20 milliards de Fcfa que cette institution financière internationale compte lever dans la zone Cemac seront destinés au financement des Pme pourvoyeuses de 80% des emplois en Afrique, Madame Duel, directrice de la Sfi pour l’Afrique centrale et de l’Ouest de la Sfi a indiqué que cette filiale de la banque mondiale est noté dans la catégorie 3A (la plus performante) par les agence de notation, gage de crédibilité et d’efficacité. Par ailleurs, on apprendra que cette notation découle de la solidité du bilan de cette institution financière créée en 1956, laquelle est créditée «d’un résultat positif de manière constante depuis sa création». En 2009, par exemple, et ce malgré la crise économique qui a secoué les places et institutions financières à travers la planète, a indiqué Mme Duel, la Sfi a réussi à obtenir un résultat net de 299 millions de dollars, soit plus de 100 milliards de Fcfa. De même, la Sfi, dont le niveau des engagements en Afrique est passé de 140 millions de dollars en 2003 à 1,8 milliard de dollars en 2009 ; dispose actuellement, a-t-on appris, de liquidités lui permettant de satisfaire 75% de ses besoins au cours des trois prochaines années.

 
 

Commentaires (3)
  • TANGONO MEKA Pauline  - recherche d'un credit


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    agricole et pastorale.
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Mise à jour le Mercredi, 11 Novembre 2009 12:38
 
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