Marché central de Douala : Des commerçants entendus à la préfecture pour gestion maffieuse PDF Imprimer Envoyer
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Par Théodore Tchopa, Le Jour   
Mardi, 19 Janvier 2010 09:57

Le préfet Okalia Bilaï a frappé du poing sur la table suite à la grève observée hier par des propriétaires de kiosques à détruire.


Des individus présentés comme étant des « dignitaires » du marché central de Douala ont été entendus hier à la préfecture du Wouri à Bonanjo. Leur interrogatoire a eu lieu en marge d’une concertation entre les représentants des propriétaires de kiosques à enlever et les autorités de la région, en tête desquels le préfet du Wouri. Bernard Okalia Bilaï a instruit l’audition de ces « dignitaires » pour établir la lumière sur la gestion opaque du marché central.. Une opacité qui, aux dires des observateurs, est à l’origine des problèmes rencontrés ces derniers temps dans ledit marché, dont l’incendie du 15 décembre dernier. Le Jour n’a pu obtenir leur identité. Approchés à cette fin, les responsables de la Légion de gendarmerie du Littoral à qui incombaient ces auditions ont refusé de se prononcer sur la question, et ont demandé au reporter d’attendre.

 

Toutefois, il faut entendre par « dignitaires » ces commerçants qui, pour avoir accumulé plusieurs années d’expérience dans les activités de vente au marché central, en sont arrivés à se faire du beurre sur le dos des autres commerçants. Les ex présidents de l’association des commerçants du marché central sont cités parmi ces opérateurs indélicats. Le Jour a appris de source bien informée, que certains de ces dignitaires allaient jusqu’à percevoir des frais d’entreposage des conteneurs, à raison de 300 000 francs Cfa pour chaque conteneur de 40 pieds . Bien plus, certains propriétaires de kiosques à détruire auraient collecté près de 50 000 francs Cfa qu’ils ont indûment remis à des individus tapis dans l’ombre. C’est sans doute cette gestion maffieuse qui retarde l’enlèvement des kiosques qui encombrent les allées du marché. En tout état de cause, le préfet du Wouri s’est montré très amer. « Le marché central est pris en otage par un groupe d’individus (…) Si vous avez désormais des réclamations à faire, allez à la Communauté.

 

Il y a un service à qui la préfecture donne des instructions, qu’on appelle la Communauté urbaine. C’est moi qui donne des instructions à la Communauté urbaine et non le contraire. C’est moi le représentant du chef de l’Etat ici », s’est emporté le préfet, très remonté contre la Cud. Pendant que se tenait cette concertation, des propriétaires de kiosques à enlever brandissaient des pancartes de fortune à l’extérieur, en signe de protestation. Ils reprochent aux autorités d’avoir ordonné le marquage de tous les kiosques occupant les allées du marché, alors qu’au départ, la Cud n’avait enregistré que 200 caisses à retirer. Bernard Okalia Bilaï demande à la Cud de trouver un site pour recaser ces quelque 1700 commerçants.
 

Article Le Jour

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