Sommet de Copenhague: ce que proposent les pays PDF Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Par Camerounactu/Libération   
Mardi, 08 Décembre 2009 11:58

Etats-Unis, Chine, Brésil, Inde.... ce qu'ils mettent sur la table des négociations

ETATS-UNIS
Ce qu’ils mettent sur la table. Une baisse de 17% des émissions de GES en 2020 et de 42% en 2030 mais... par rapport a? 2005. Soit, par rapport a? 1990, environ -4% en 2020 et -33% en 2030.
Leurs enjeux. Volontariste dans le discours depuis son élection, Obama doit gérer les contradictions du pollueur historique. Traumatise? par l’expérience de Kyoto – les Etats-Unis avaient signe? mais le Congres n’avait pas ratifie? le protocole – l’administration démocrate ne veut pas prendre le risque d’être a? nouveau désavouée. D’ou? une proposition qui semble prudente mais reste déjà? assez délicate a? atteindre pour la première économie mondiale.
BRE?SIL
Ce qu’il met sur la table. Le gouvernement prend
«l’engagement volontaire» de réduire de 36 a? 39% ses émissions par rapport aux prévisions de 2020.
Son enjeu. Pendant que Lula recevait Nicolas Sarkozy a? Manaus la semaine dernière, un de ses émissaires négociait avec ses alliés des pays émergents (Chine, Inde...) Le président brésilien, qui a cosigne? un accord sur le climat avec la France, semble hésiter sur ses alliances. Le lien entre son développement économique et le CO2 n’est pas le même que dans les autres pays émergents : avec la plus grande surface de forêt tropicale au monde, la question de la déforestation est pour lui, centrale.
UNION EUROPE?ENNE
Ce qu’elle met sur la table. Une réduction des émissions de 20% en 2020, par rapport a? 1990. Chiffre qui pourra atteindre 30% en cas d'accord ambitieux a? Copenhague.
Son enjeu. Bardée de son paquet énergie-climat vote? en 2008 et de son respect des engagements de Kyoto, l'Union européenne a plutôt le beau rôle. Et elle ne se prive pas de faire la leçon aux autres pays industrialisés pour qu'ils accentuent leur effort. Elle doit désormais tenter de rallier le maximum d'acteurs, pour ne pas assumer les efforts en solo, tout en négociant un plan de soutien financier massif en direction des pays du Sud.
CHINE
Ce qu’elle met sur la table. Une réduction de 40 a? 45% de son intensité? carbone d’ici a? 2020 par rapport a? 2005.
Son enjeu. Depuis Kyoto, la Chine est devenu le premier émetteur mondial, bien que ses émissions par tête restent loin des pays développés. Pe?kin préfère aujourd’hui convertir sa croissance au vert plutôt que de la menacer : c’est pourquoi la Chine refuse de parler de limitation d’émission mais préfère parler de réduction de l’intensité? carbone de sa croissance. C’est ce qu’elle appelle des «responsabilités communes mais différenciées». Le pays appelle notamment les pays riches a? contribuer au financement d’un développement technologique moins émetteur.
AFRIQUE
Ce qu’elle met sur la table. Rien, sinon des espoirs :
«Ce que nous attendons de Copenhague, c’est moins d’injustice», dixit le président de l’Union africaine.
Son enjeu. Traditionnellement marginalisée, dominée au sein du G77 par les grands pays émergents (Chine, Inde...) qui n’ont pas les mêmes problématiques, l’Afrique parlera cette fois-ci en son nom propre. C’est le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, qui portera la voix des 53 Etats du continent lors des négociations. Il est aujourd’hui très courtise? par la France, qui espère constituer un front Europe-Afrique pour peser dans les débats. Le continent espère des aides financières clairement définies pour financer les transferts de technologies, notamment dans l’énergie.
INDE
Ce qu’elle met sur la table. Une réduction de 20 a? 25% de son intensité? carbone d’ici a? 2020 par rapport a? 2005.
Son enjeu. Comme la Chine, l’Inde refuse de se voir imposer des objectifs de réduction chiffrés. Avec un argument en plus : a? moins de 2 tonnes de CO2 émises par habitant et avec une pauvreté? qui reste massive, le pays ne veut pas entraver sa croissance. Mais s’est senti oblige? de bouger, alors que Chine et Bre?sil avaient avance? des chiffres. Son ambition ? «Un partage du fardeau équitable», dit le Premier ministre.
 

 

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img]   
:D:):(:0:shock::confused:8):lol::x:P:oops::cry:
:evil::twisted::roll::wink::!::?::idea::arrow:
Security
Saisissez le code que vous voyez.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Mise à jour le Mardi, 08 Décembre 2009 13:55
 
  • Les plus récentes
  • Les plus lues
  • Les plus commentées