Copenhague: Obama pour un accord même "imparfait" PDF Imprimer Envoyer
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Par IZF   
Vendredi, 18 Décembre 2009 13:58

Le président américain Barack Obama a appelé ce vendredi 18 décembre 2009 à Copenhague les leaders de la planète à conclure un accord même "imparfait" pour lutter contre le réchauffement climatique.

"Nous n'avons plus beaucoup de temps", a prévenu M. Obama en séance plénière.

 
"A ce stade, la question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l'action", a-t-il ajouté.

 

Les chefs d'Etat conduisaient vendredi d'ultimes tractations sous haute tension pour tenter d'arracher un accord mondial sur le climat, à l'issue de deux semaines de négociations chaotiques à Copenhague.

 

Les négociations ont donné lieu à "beaucoup de tensions" mais "ça bouge un peu", a affirmé en fin de matinée le président français Nicolas Sarkozy.
 


Le discuté selon sa première version, encore susceptible de nombreux amendements, définit pour objectif commun aux 193 pays réunis sous l'égide des Nations unies la limite du réchauffement planétaire à 2°C maximum, mais sans préciser les moyens d'y parvenir.

 

Il prévoit une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) et jusqu'à 100 mds USD/an d'ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face aux impacts du réchauffement.

 

Ce chapeau servirait d'introduction aux deux textes de l'accord proprement dit, négociés sous l'égide de l'ONU. Ainsi, "l'accord de Copenhague" comporterait trois textes distincts.

 

"Les choses se déroulent de manière plus positive que la nuit dernière", avait indiqué plus tôt à l'AFP la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

 

 

 

Le groupe restreint, composé d'un panel représentatif d'une trentaine de pays industrialisés (Etats-Unis et plusieurs Etats européens), des grands Etats émergents (Chine, Inde, Brésil) et des pays en développement (Bangladesh, Lesotho, Algérie...), s'était réuni une première fois dans la nuit.
 


Après ces discussions, le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, hôte du sommet, avait estimé que les négociateurs étaient "encore loin du compte", tout en se félicitant d'un "dialogue très fructueux et constructif".

 

"Nous avons entendu beaucoup de contributions constructives de la part de dirigeants africains et de pays en développement et nous avons montré que nous avions la volonté de trouver un accord", a de son côté souligné le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt.
 


Le président américain a affiché sa volonté de parvenir à un accord ambitieux. "Revenir avec un accord vide de sens serait bien pire que revenir les mains vides", avait souligné jeudi le porte-parole de la Maison Blanche.

Mais chacun reste soucieux de ménager ses intérêts. Ainsi, le ministre saoudien du Pétrole a réclamé des compensations pour toute mesure prise à Copenhague qui pourrait avoir un impact sur la demande de pétrole: "Notre mission (...) est de protéger nos intérêts", a ajouté Ali al-Nouaïmi, alors que les émissions de CO2 proviennent essentiellement de la consommation d'énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon).

 

Depuis dix jours, les pourparlers coincent sur la répartition des efforts, tant financiers qu'en termes d'engagements sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre.

 

Au nombre des "points incontournables" de la discussion, M. Sarkozy a cité vendredi la possibilité de "vérifier les engagements des uns et des autres sur le plan écologique et financier".

 

L'addition des promesses d'engagement de réduction de gaz à effet de serre faites à ce jour par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 degrés, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 degrés, selon une note confidentielle des Nations unies rassemblant les promesses des différents pays, dont l'AFP a obtenu une copie.

 

Pour rester sous la barre des deux degrés, les scientifiques estiment qu'il faut diviser au moins par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 (par rapport à 1990). Un objectif qui impose une réaction très rapide.

 

"A cause de l'inertie des systèmes, on ne pourra jamais arriver à cette division par deux (en 2050) si le pic des émissions n'est pas derrière nous en 2020", rappelle le climatologue français Jean Jouzel, vice-président du Groupe international d'experts sur le climat (GIEC).

Source: IZF

 

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