Crise ivoirienne : Ultime négociation avant l’assaut PDF Imprimer Envoyer
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Par Pierre-Patrick Mouandjo   
Lundi, 27 Décembre 2010 12:04

Trois émissaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédeao) se rendront le 28 décembre à Abidjan pour demander le départ pacifique de Laurent Gbagbo du pouvoir sans quoi, il y sera contraint par la force des armes.

Le chef d'Etat Sierra léonais Ernest Koroma, son homologue cap verdien Pedro Pires et le président béninois Yayi Boni, sont les envoyés de la Cédéao qui iront demain essayer de convaincre Laurent Gbabgo d’admettre ce qu’ils considèrent comme la victoire irréfutable d’Alassane Dramane Ouattara.

 

Si elle ne parvient pas à le convaincre, la Cédéao envisage d'avoir recours à la force afin d’installer le candidat reconnu vainqueur par la Commission électorale indépendante au palais présidentiel. Une intimidation que le camp Gbagbo a dès samedi soir jugé « inacceptable ».


Dans une interview exclusive parue ce matin dans les colonnes du journal français Le Figaro, Laurent Gbagbo ne croit pas véritablement à la concrétisation de cet ultimatum  de cette organisation sous régionale.


Il ne manque pas l’occasion de signaler qu’il est la victime d’un complot orchestré selon ses dires par l'ambassadeur de France et celui des États-Unis en Côte d’Ivoire. S’il admet des voies de discussion possible, Gbagbo refuse que la Constitution de son pays soit bafouée.


De nouvelles mesures


Après différentes sanctions contre ses collaborateurs prises notamment par l’Union Européenne et les Etats-Unis, dans la journée hier, l’avion présidentiel de Gbagbo a été bloqué à l'aéroport de Bâle-Mulhouse où, il subissait un entretien technique.


D’après le porte –parole du ministère français des Affaires étrangères, cette immobilisation s’est faite à la demande des « autorités légitimes » de Côte d'Ivoire, à savoir les membres du gouvernement Ouattara.


Ce dernier a d’ailleurs appelé ses partisans à entamer dès ce matin, une grève nationale caractérisée par la désobéissance civile jusqu’au départ effectif de Gbagbo.


Il est aussi à noter que les autorités proches de Ouattara ont décidé au cours du weekend et jusqu’à nouvel avis, d’interdire les échanges commerciaux entre le Nord du pays et le Sud. Dans ce sillage l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest par l’entreprise de sa banque centrale a fait savoir que seul le visa de l’ex premier ivoirien de Félix Houphouët Boigny est désormais valable pour les décaissements financiers.


Quant à Charles Blé Goudé, le ministre de la Jeunesse et un des soutiens de poids de Gbagbo, il invite lui, les ivoiriens à manifester mercredi prochain pour leur souveraineté.

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Mise à jour le Mardi, 28 Décembre 2010 14:05
 
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