Crise libyenne : L’Union africaine reprend la main PDF Imprimer Envoyer
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Par Francis Sabikanda   
Lundi, 11 Avril 2011 10:08

Après avoir été écartée au début de la crise par les occidentaux, l’Union africaine est depuis hier dimanche en Libye, pour tenter de mettre fin à la guerre, par la voie diplomatique.


Après plusieurs tentatives infructueuses, l’Union africaine a finalement réussi à envoyer ses émissaires en Libye pour rencontrer les protagonistes de la situation qui prévaut actuellement dans ce pays.

 

En effet, un panel de quatre chefs d’Etats dont Jacob Zuma d’Afrique du Sud, Amadou Toumani Touré du Mali, Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, Denis Sassou Nguesso de la République du Congo et le ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Oryem Okello, est arrivé hier dans l’après-midi à l’aéroport de Miitiga, près de Tripoli.

 

Ces médiateurs africains ont pour objectif, « mettre fin à la guerre et trouver une solution adéquate à la crise, proposer une période de transition en vue de l’adoption et de la mise en œuvre des réformes politiques nécessaires pour l’élimination des causes de la crise actuelle ».

 

Si le guide libyen qu’ils ont rencontré en premier hier à Tripoli s’est dit prêt à respecter la feuille de route qui lui a été proposée, pour les médiateurs, la tâche s’annonce ardue du côté des insurgés qu’ils rencontrent ce jour dans leur fief de Benghazi.

 

En effet, les rebelles libyens réclament le retrait des forces loyalistes et la liberté de manifester avant d'envisager un cessez-le-feu.

 

Retour à la sagesse

 

En attendant les conclusions de cette mission de l’Union africaine, on peut déjà se féliciter de ce que la voie de la raison commence à être entendue. Une voie que l’UA a tenté en vain de faire entendre à la « communauté internationale ».

 

On se souvient que réuni le 19 mars à Nouakchott en Mauritanie, le comité de l'UA sur la Libye, avait appelé à « la cessation immédiate de toutes les hostilités », au lendemain de frappes aériennes lancées par une coalition internationale en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU destinée à protéger les civils libyens. L'UA s’était dite opposée à l' « intervention militaire extérieure » en cours en Libye, et avait appelé les parties libyennes au « dialogue ».

 

Quelques jours tard, le 25 mars 2011, une réunion a débuté au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba pour tenter de trouver une solution négociée à la crise en Libye.

 

Aujourd’hui, le temps semble donner raison à l’Union africaine, car le secrétaire général de l’Organisation pour le traité de l’atlantique nord (Otan), Anders Fogh Rasmussen, dans un entretien publié la semaine dernière dans le magazine allemand Der Spiegel, affirme qu’ « il n’y a pas de solution militaire à ce conflit […] Nous avons besoin d’une solution politique ».

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