| Génocide rwandais: remise en liberté d'Agathe Habyarimana |
|
|
|
| Par AFP | |||
| Mercredi, 03 Mars 2010 09:24 | |||
|
Mme Habyarimana doit dorénavant être présentée "dans un délai de dix jours ouvrables" devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris qui donnera ou non son aval à la demande d'extradition formulée par Kigali. "Mme Habyarimana ne va pas consentir à être extradée", a affirmé à l'AFP son avocat Me Philippe Meilhac. Léon Habyarimana, l'un de ses fils, a déclaré mardi faire "confiance à la justice de la France". "Nous faisons confiance à la justice d'un pays démocratique. Tant que la politique ne s'en mêle pas, et qu'on laisse le dossier suivre son cours", a-t-il affirmé. Concernant une éventuelle extradition d'Agathe Habyarimana vers le Rwanda, son fils a précisé: "On ne s'exile pas par plaisir. On a assassiné son mari". Cinq jours après la visite de Nicolas Sarkozy au Rwanda, Agathe Habyarimana, veuve du président rwandais assassiné en 1994, a été arrêtée mardi près de Paris à la demande de Kigali pour son rôle présumé dans le génocide, avant d'être libérée sous contrôle judiciaire. Elle avait été interpellée peu avant 08H00 (07H00 GMT) à son domicile à Courcouronnes (sud de Paris), sur la base d'un mandat d'arrêt international émis par les autorités rwandaises pour génocide. Kigali l'accuse d'avoir participé à la planification et à l'organisation du génocide. Elle est souvent présentée comme une membre de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu, ce qu'elle nie. L'attentat contre l'avion transportant son époux le 6 avril 1994 est considéré comme l'élément déclencheur du génocide, qui fit selon l'Onu environ 800.000 morts, essentiellement des Tutsi. A Kigali, le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama, s'est réjoui de cette arrestation et a exhorté la France à renvoyer la veuve de l?ex-président devant la justice rwandaise, en dépit de l?absence d?un traité d?extradition entre Paris et Kigali. Elle "fait partie des principaux planificateurs du génocide (...), il est important qu?elle soit traduite en justice et réponde aux questions qui lui seront posées par les instances judiciaires", a-t-il déclaré. De son côté, Me Meilhac a estimé que l'arrestation de sa cliente était liée à la visite de réconciliation de Nicolas Sarkozy à Kigali, la première d'un président français depuis le génocide, cinq jours auparavant. "On ne peut pas ne pas faire le lien. La demande d'extradition de Kigali date de novembre et a été à l'évidence réactivée au retour" de Nicolas Sarkozy, a déclaré l'avocat. A Kigali, le président français et son homologue rwandais Paul Kagame ont scellé la réconciliation entre les deux pays après trois ans de rupture des relations diplomatiques. Au cours de cette visite, le président français a affirmé sa volonté que "tous les responsables du génocide soient retrouvés et soient punis (...), où qu'ils se trouvent", tout en rappelant être tenu par "l'indépendance de la justice". Réfugiée à l'ambassade de France au début des massacres, Agathe Habyarimana avait été évacuée vers Paris par des militaires français lors de l'opération Amaryllis (8-14 avril 1994). Après avoir résidé au Gabon, au Zaïre et au Kenya, elle s'est installée en France en 1998. En octobre 2009, le Conseil d'Etat, plus haute instance administrative française, a refusé la demande d'asile qu'elle avait présentée cinq ans auparavant, estimant qu'il y avait des "raisons sérieuses de penser" qu'elle pouvait être impliquée "en tant qu'instigatrice ou complice" dans le "crime de génocide". Mme Habyarimana est par ailleurs l'objet d'une enquête à Paris, ouverte en 2008 à la suite d'une plainte pour complicité de génocide. Elle n'a à ce stade pas été entendue dans ce dossier. La justice française s'est opposée à trois reprises à l'extradition vers le Rwanda de personnes soupçonnées d'avoir pris part au génocide. La Cour de cassation, la plus haute autorité judiciaire française, a jugé que les juridictions rwandaises ne satisfaisaient pas aux normes internationales et n'étaient pas à même de garantir un "procès équitable".
|
|||
| Mise à jour le Mercredi, 03 Mars 2010 09:38 |
- Les plus récentes
- Les plus lues
- Les plus commentées
-
23 Mai 2012 16:11
Défilé du 20 mai : Jean de Dieu Momo trahit le G7
[Politique->Partis politiques] -
23 Mai 2012 14:09
Tracts pro-Marafa : Le syndrome atteint Yaoundé
[Société->Pool social] -
18 Mai 2012 14:30
Football : Semengue déclare la guerre aux clubs
[Sports->Elite one] -
17 Mai 2012 19:24
FECAFOOT : La grande purge de Iya
[Sports->Lions indomptables] -
17 Mai 2012 19:24
Omam Biyick : «Impossible de faire marche-arrière»
[Sports->Anciennes gloires] -
16 Mai 2012 18:02
Concert de P-square : MTN cède au chantage
[Culture->Musique] -
16 Mai 2012 13:28
Nominations : Camerounactu.net a son rédacteur-en-chef
[Communication->Médias] -
16 Mai 2012 12:46
Immigration : L’espoir Hollande
[International->Afrique] -
16 Mai 2012 11:56
Ekindi annonce à son tour le boycott du 20 mai
[Politique->Partis politiques] -
15 Mai 2012 17:39
Abah Abah inculpé pour « évasion aggravée »
[GENERAL->Flash]
-
Cameroun : Adopter un enfant, comment faire ?
[59
]
-
Samuel Eto’o Fils au centre d’un scandale sexuel ?
[37
]
-
L’Université virtuelle d’Afrique centrale fonctionnelle
[31
]
-
KOFFI OLOMIDE est-il mort ?
[23
]
-
Douala : Une camerounaise assassinée par son français d’époux
[23
]
-
Un nouvel entraineur à la tête du Canon de Yaoundé
[19
]
-
Mondial 2010 / Affaire Milla - Eto'o: La lettre de Samuel Eto'o
[18
]
-
Opération Epervier: Catherine Abena aux arrêts
[17
]
-
Mondial 2010: Les 30 présélectionnés de Paul Leguen
[16
]
-
Crash de Mbanga Pongo : Les pilotes responsables de l’hécatombe
[16
]








Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais assassiné en 1994 qui a été arrêtée mardi matin près de Paris en vertu d'un mandat d'arrêt international émis par Kigali, a été remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet général de Paris.
